Des pédagogues, des sociologues et des philosophes se sont réunis pour mettre au point ce nouveau cours d'EPC (éducation à la philosophie et à la citoyenneté), qui vise à développer l'esprit critique des étudiants, "loin du prêt-à-penser" comme l'a dit la ministre de l'Enseignement, Marie-Martine Schyns (CDH).

Dans un premier temps les enseignants devront suivre une formation de 20 heures pour pouvoir dispenser cette nouvelle matière. Ces formations ont déjà démarré, car le cours de philosophie et citoyenneté est en place depuis la dernière rentrée dans l'enseignement fondamental. À l'avenir, les professeurs seront formés à cette matière pendant leurs années d'études supérieures.

Un cours neutre et pour tous

Jusqu'ici les élèves avaient le choix entre deux heures de religion ou de morale par semaine, le cours d'éducation à la philosophie et à la citoyenneté remplacera une de ces deux heures, et ce dans tous les établissements de l'officiel (enseignement communal, provincial ou de la Fédération), ainsi que dans les écoles du libre non confessionnel qui offrent un choix entre différents cours philosophiques. Ceux qui le souhaitent pourront être dispensés de cours de religion et de morale en choisissant de suivre deux heures du cours d'EPC. Les parents devront remplir un formulaire à ce propos avant la fin du mois de juin.

En tant que cours du tronc commun, au même titre que le français ou les mathématiques, il sera complètement neutre. En cela comme en de nombreux points de son programme, il se distingue nettement des cours de religions et de morale non confessionnelle.

Un cours de rien ?

Deux programmes ont été élaborés pour ce cours : un pour le premier degré et l'autre pour le 2e et le 3e degré. Il y a dans la rédaction de ces programmes une volonté de continuité, dès l'école primaire. L'objectif vise une meilleure appropriation de la citoyenneté pour les jeunes, en les aidant à trouver leur place comme citoyen.

Des débats, de la prise de parole, des échanges. "Avec le cours de citoyenneté, explique Fanny Constant, Secrétaire générale du CECP, l'enseignement des communes et des provinces, le prof n'est plus celui qui enseigne une norme. Il devient un coach qui aide les élèves à construire une réflexion commune. Ce qui est compliqué, du coup, c'est que les profs doivent adopter une posture de parfaite neutralité. Ils doivent donc aussi être capables d'instaurer dans leurs classes les conditions indispensables à un débat constructif. Au-delà des fiches-outils qui se trouvent dans les programmes, nous veillerons à former les enseignants à adopter une telle posture. Ils en sont demandeurs."

Pour permettre aux jeunes d'agir en jeune citoyen, le programme incite à des mises en situations très concrètes : élaborer les règles de base d'un nouvel État en respectant ou non la séparation des pouvoirs lors d'un jeu de rôle pour comprendre les principes de la démocratie, sécuriser collectivement un compte Facebook sur base d'un dossier personnel fictif pour développer son autonomie affective et identifier les bonnes pratiques permettant de garantir son intimité, voilà des exemples de propositions pour les élèves du premier degré.

Dans le contexte actuel, l'équipe responsable de ces programmes a dit vouloir fournir aux élèves, des outils intellectuels leur permettant de devenir de futur citoyen avec une conception forte de la démocratie.

Certains syndicats s'inquiètent de la mise en place si rapide du programme, que ce soit au niveau de la formation des enseignants ou du simple point de vue organisationnel.

Des pédagogues, des sociologues et des philosophes se sont réunis pour mettre au point ce nouveau cours d'EPC (éducation à la philosophie et à la citoyenneté), qui vise à développer l'esprit critique des étudiants, "loin du prêt-à-penser" comme l'a dit la ministre de l'Enseignement, Marie-Martine Schyns (CDH).Dans un premier temps les enseignants devront suivre une formation de 20 heures pour pouvoir dispenser cette nouvelle matière. Ces formations ont déjà démarré, car le cours de philosophie et citoyenneté est en place depuis la dernière rentrée dans l'enseignement fondamental. À l'avenir, les professeurs seront formés à cette matière pendant leurs années d'études supérieures.Un cours neutre et pour tousJusqu'ici les élèves avaient le choix entre deux heures de religion ou de morale par semaine, le cours d'éducation à la philosophie et à la citoyenneté remplacera une de ces deux heures, et ce dans tous les établissements de l'officiel (enseignement communal, provincial ou de la Fédération), ainsi que dans les écoles du libre non confessionnel qui offrent un choix entre différents cours philosophiques. Ceux qui le souhaitent pourront être dispensés de cours de religion et de morale en choisissant de suivre deux heures du cours d'EPC. Les parents devront remplir un formulaire à ce propos avant la fin du mois de juin.En tant que cours du tronc commun, au même titre que le français ou les mathématiques, il sera complètement neutre. En cela comme en de nombreux points de son programme, il se distingue nettement des cours de religions et de morale non confessionnelle.Un cours de rien ? Deux programmes ont été élaborés pour ce cours : un pour le premier degré et l'autre pour le 2e et le 3e degré. Il y a dans la rédaction de ces programmes une volonté de continuité, dès l'école primaire. L'objectif vise une meilleure appropriation de la citoyenneté pour les jeunes, en les aidant à trouver leur place comme citoyen.Des débats, de la prise de parole, des échanges. "Avec le cours de citoyenneté, explique Fanny Constant, Secrétaire générale du CECP, l'enseignement des communes et des provinces, le prof n'est plus celui qui enseigne une norme. Il devient un coach qui aide les élèves à construire une réflexion commune. Ce qui est compliqué, du coup, c'est que les profs doivent adopter une posture de parfaite neutralité. Ils doivent donc aussi être capables d'instaurer dans leurs classes les conditions indispensables à un débat constructif. Au-delà des fiches-outils qui se trouvent dans les programmes, nous veillerons à former les enseignants à adopter une telle posture. Ils en sont demandeurs."Pour permettre aux jeunes d'agir en jeune citoyen, le programme incite à des mises en situations très concrètes : élaborer les règles de base d'un nouvel État en respectant ou non la séparation des pouvoirs lors d'un jeu de rôle pour comprendre les principes de la démocratie, sécuriser collectivement un compte Facebook sur base d'un dossier personnel fictif pour développer son autonomie affective et identifier les bonnes pratiques permettant de garantir son intimité, voilà des exemples de propositions pour les élèves du premier degré.Dans le contexte actuel, l'équipe responsable de ces programmes a dit vouloir fournir aux élèves, des outils intellectuels leur permettant de devenir de futur citoyen avec une conception forte de la démocratie.Certains syndicats s'inquiètent de la mise en place si rapide du programme, que ce soit au niveau de la formation des enseignants ou du simple point de vue organisationnel.