"La communauté internationale, et notamment les acteurs régionaux, doivent s'unir en solidarité avec le peuple birman et ses aspirations démocratiques", a ajouté dans un communiqué Christine Schraner Burgener. La diplomate a précisé avoir reçu "personnellement de la part de contacts en Birmanie des comptes-rendus bouleversants sur des meurtres, des violences contre les manifestants, et la torture de prisonniers pendant le week-end". "Les militaires défient les appels internationaux à la retenue", a-t-elle regretté, en estimant que ces "brutalités (...) fragilisaient grandement toute perspective de paix et de stabilité" dans le pays. Mme Schraner Burgener a assuré rester "en contact étroit" avec les dirigeants régionaux et les membres du Conseil de sécurité et "compter sur leur soutien continu à ses efforts pour calmer la situation". Le Conseil de sécurité de l'ONU a "fermement" condamné mercredi les violences contre les manifestants birman dans une déclaration adoptée à l'unanimité des 15 membres, donc également par la Chine et la Russie, des alliées traditionnelles des généraux birmans. Le gouvernement civil de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi a été renversé par les militaires le 1er février et la lauréate du Nobel de la paix emprisonnée. Depuis, des manifestations se poursuivent quotidiennement pour réclamer le retour de la démocratie et sa libération. Elles sont durement réprimées par les forces de l'ordre qui, selon un groupe local qui comptabilise les victimes, ont fait plus de 80 morts au total. (Belga)

"La communauté internationale, et notamment les acteurs régionaux, doivent s'unir en solidarité avec le peuple birman et ses aspirations démocratiques", a ajouté dans un communiqué Christine Schraner Burgener. La diplomate a précisé avoir reçu "personnellement de la part de contacts en Birmanie des comptes-rendus bouleversants sur des meurtres, des violences contre les manifestants, et la torture de prisonniers pendant le week-end". "Les militaires défient les appels internationaux à la retenue", a-t-elle regretté, en estimant que ces "brutalités (...) fragilisaient grandement toute perspective de paix et de stabilité" dans le pays. Mme Schraner Burgener a assuré rester "en contact étroit" avec les dirigeants régionaux et les membres du Conseil de sécurité et "compter sur leur soutien continu à ses efforts pour calmer la situation". Le Conseil de sécurité de l'ONU a "fermement" condamné mercredi les violences contre les manifestants birman dans une déclaration adoptée à l'unanimité des 15 membres, donc également par la Chine et la Russie, des alliées traditionnelles des généraux birmans. Le gouvernement civil de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi a été renversé par les militaires le 1er février et la lauréate du Nobel de la paix emprisonnée. Depuis, des manifestations se poursuivent quotidiennement pour réclamer le retour de la démocratie et sa libération. Elles sont durement réprimées par les forces de l'ordre qui, selon un groupe local qui comptabilise les victimes, ont fait plus de 80 morts au total. (Belga)