Après avoir analysé plus de 50 vidéos de la répression en cours, le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d'Amnesty International affirme que les forces de sécurité semblent appliquer des stratégies planifiées et systématiques, marquées notamment par un recours accru à la force meurtrière. Selon l'ONG, beaucoup d'homicides sur lesquels des informations ont été recueillies s'apparentent à des exécutions extrajudiciaires. "Ces tactiques militaires sont loin d'être nouvelles, mais la folie meurtrière de l'armée birmane n'avait jamais auparavant été diffusée en direct sous les yeux du monde entier", précise Joanne Mariner, directrice du programme Réaction aux crises d'Amnesty International. "Pendant des années, les minorités ethniques ont été les principales victimes des violences effroyables commises par l'armée birmane. Avec d'autres groupes de défense des droits humains, Amnesty International a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir la Cour pénale internationale de la situation en Birmanie et a demandé que les hauts responsables de l'armée, dont son commandant en chef Min Aung Hlaing, soient traduits en justice. Or, le Conseil de sécurité n'a rien fait en ce sens et, aujourd'hui, ces mêmes unités militaires s'en prennent aux manifestants", souligne Joanne Mariner. "Les autorités militaires doivent immédiatement mettre un terme à ce massacre, désenvenimer la situation dans le pays et libérer toutes les personnes qui sont arbitrairement détenues", réclame l'ONG. Les 55 vidéos examinées par Amnesty International ont été filmées par des citoyens et des médias locaux dans des villes telles que Dawei, Mandalay, Mawlamyine, Monywa, Myeik, Myitkyina et Yangon (ex-Rangoon) entre le 28 février et le 8 mars 2021, précise Amnesty International. (Belga)

Après avoir analysé plus de 50 vidéos de la répression en cours, le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d'Amnesty International affirme que les forces de sécurité semblent appliquer des stratégies planifiées et systématiques, marquées notamment par un recours accru à la force meurtrière. Selon l'ONG, beaucoup d'homicides sur lesquels des informations ont été recueillies s'apparentent à des exécutions extrajudiciaires. "Ces tactiques militaires sont loin d'être nouvelles, mais la folie meurtrière de l'armée birmane n'avait jamais auparavant été diffusée en direct sous les yeux du monde entier", précise Joanne Mariner, directrice du programme Réaction aux crises d'Amnesty International. "Pendant des années, les minorités ethniques ont été les principales victimes des violences effroyables commises par l'armée birmane. Avec d'autres groupes de défense des droits humains, Amnesty International a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir la Cour pénale internationale de la situation en Birmanie et a demandé que les hauts responsables de l'armée, dont son commandant en chef Min Aung Hlaing, soient traduits en justice. Or, le Conseil de sécurité n'a rien fait en ce sens et, aujourd'hui, ces mêmes unités militaires s'en prennent aux manifestants", souligne Joanne Mariner. "Les autorités militaires doivent immédiatement mettre un terme à ce massacre, désenvenimer la situation dans le pays et libérer toutes les personnes qui sont arbitrairement détenues", réclame l'ONG. Les 55 vidéos examinées par Amnesty International ont été filmées par des citoyens et des médias locaux dans des villes telles que Dawei, Mandalay, Mawlamyine, Monywa, Myeik, Myitkyina et Yangon (ex-Rangoon) entre le 28 février et le 8 mars 2021, précise Amnesty International. (Belga)