"Il est inadmissible qu'il y ait autant de morts pour construire des bâtiments pour les équipes de football", dénonce ainsi Antoinette Maia, coordinatrice WSM Belgique francophone. "Officiellement, la plupart de ces décès ont été qualifiés de morts naturelles dues à des défaillances cardiaques ou pulmonaires, et non d'accidents de travail, alors que sur chantier les températures avoisinent les 50 degrés. Depuis, les organisations syndicales et des ONG tentent de faire respecter au Qatar les règles internationales et normes du travail pour tous ces travailleurs migrants, qui viennent par exemple du Népal ou du Bangladesh. On ne peut plus rester silencieux par rapport à cette situation". A ces conditions de travail extrêmes s'ajoutent de nombreux manquements dans les mesures de sécurité et des conditions de vie inhumaines: dortoirs insalubres et surpeuplés, transports dangereux, confiscation du passeport, système de 'parrainage' du travailleur qui doit demander des autorisations à l'employeur, salaires bas et impayés, précise encore le collectif. Des avancées ont été réalisées sur ces points mais "il a fallu des combats très durs de la part des syndicats et des ONG", conclut Antoinette Maia. "Rien n'est encore gagné et cette coupe du monde a aussi un impact environnemental". (Belga)

"Il est inadmissible qu'il y ait autant de morts pour construire des bâtiments pour les équipes de football", dénonce ainsi Antoinette Maia, coordinatrice WSM Belgique francophone. "Officiellement, la plupart de ces décès ont été qualifiés de morts naturelles dues à des défaillances cardiaques ou pulmonaires, et non d'accidents de travail, alors que sur chantier les températures avoisinent les 50 degrés. Depuis, les organisations syndicales et des ONG tentent de faire respecter au Qatar les règles internationales et normes du travail pour tous ces travailleurs migrants, qui viennent par exemple du Népal ou du Bangladesh. On ne peut plus rester silencieux par rapport à cette situation". A ces conditions de travail extrêmes s'ajoutent de nombreux manquements dans les mesures de sécurité et des conditions de vie inhumaines: dortoirs insalubres et surpeuplés, transports dangereux, confiscation du passeport, système de 'parrainage' du travailleur qui doit demander des autorisations à l'employeur, salaires bas et impayés, précise encore le collectif. Des avancées ont été réalisées sur ces points mais "il a fallu des combats très durs de la part des syndicats et des ONG", conclut Antoinette Maia. "Rien n'est encore gagné et cette coupe du monde a aussi un impact environnemental". (Belga)