Devant plusieurs centaines de militants de leurs partis, les deux anciens chefs d'État se sont donné une franche accolade avant de faire quelques dizaines de mètres main dans la main, saluant la foule, et de s'asseoir côte à côte pour assister à plusieurs spectacles, ont constaté des journalistes de l'AFP. Ils s'étaient rencontrés fin juillet 2019 à Bruxelles, où M. Gbagbo résidait en liberté conditionnelle en attendant la confirmation de son acquittement devant la Cour pénale internationale de La Haye. Désormais libre, M. Gbagbo est rentré en Côte d'Ivoire le 17 juin dernier et c'est la première fois qu'il rencontre M. Bédié depuis son retour. Les deux hommes ne se sont pourtant pas toujours appréciés. Au moment de l'élection de 2010, Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, alors rival de M. Gbagbo. Ce dernier avait ensuite été poursuivi par la CPI pour crimes contre l'humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011, nées de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara. "Il était le véritable donneur d'ordres, à ce titre il devra rendre des comptes", avait alors déclaré M. Bédié dans un entretien avec Jeune Afrique. "Bédié-Gbagbo, unis pour une opposition plus forte": dix ans plus tard, le mot d'ordre est à l'union, à l'image des nombreux t-shirts, pagnes et banderoles des militants présents à Daoukro. Et la perspective d'une alliance entre le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de M. Bédié et le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo n'est pas à exclure en vue des prochains scrutins nationaux. Ces deux partis s'étaient déjà associés dans de nombreuses circonscriptions aux législatives de mars. "On ne peut pas l'exclure. C'est une alliance pour le bien de la Côte d'Ivoire, pas contre quelqu'un", assure à l'AFP, Antoni Garou, le député-maire pro-Gbagbo d'Ouragahio, qui englobe la circonscription du village de naissance de Laurent Gbagbo, Mama. "Tous les Ivoiriens doivent se parler", a-t-il encore dit, espérant que le président Ouattara recevra prochainement MM. Gbagbo et Bédié. (Belga)

Devant plusieurs centaines de militants de leurs partis, les deux anciens chefs d'État se sont donné une franche accolade avant de faire quelques dizaines de mètres main dans la main, saluant la foule, et de s'asseoir côte à côte pour assister à plusieurs spectacles, ont constaté des journalistes de l'AFP. Ils s'étaient rencontrés fin juillet 2019 à Bruxelles, où M. Gbagbo résidait en liberté conditionnelle en attendant la confirmation de son acquittement devant la Cour pénale internationale de La Haye. Désormais libre, M. Gbagbo est rentré en Côte d'Ivoire le 17 juin dernier et c'est la première fois qu'il rencontre M. Bédié depuis son retour. Les deux hommes ne se sont pourtant pas toujours appréciés. Au moment de l'élection de 2010, Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, alors rival de M. Gbagbo. Ce dernier avait ensuite été poursuivi par la CPI pour crimes contre l'humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011, nées de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara. "Il était le véritable donneur d'ordres, à ce titre il devra rendre des comptes", avait alors déclaré M. Bédié dans un entretien avec Jeune Afrique. "Bédié-Gbagbo, unis pour une opposition plus forte": dix ans plus tard, le mot d'ordre est à l'union, à l'image des nombreux t-shirts, pagnes et banderoles des militants présents à Daoukro. Et la perspective d'une alliance entre le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de M. Bédié et le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo n'est pas à exclure en vue des prochains scrutins nationaux. Ces deux partis s'étaient déjà associés dans de nombreuses circonscriptions aux législatives de mars. "On ne peut pas l'exclure. C'est une alliance pour le bien de la Côte d'Ivoire, pas contre quelqu'un", assure à l'AFP, Antoni Garou, le député-maire pro-Gbagbo d'Ouragahio, qui englobe la circonscription du village de naissance de Laurent Gbagbo, Mama. "Tous les Ivoiriens doivent se parler", a-t-il encore dit, espérant que le président Ouattara recevra prochainement MM. Gbagbo et Bédié. (Belga)