Aux sons des tam-tams parleurs, le cercueil en bois ciré du défunt a été exposé pendant quelques minutes sur le parvis de l'aéroport, en présence de l'ex-chef du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan et de plusieurs personnalités. Après un bref office religieux, un impressionnant cortège s'est ébranlé vers la résidence du défunt à Cocody, quartier chic d'Abidjan. "Un livre des condoléances sera ouvert dès demain (vendredi) à la résidence de M. Banny pendant trois jours" a annoncé M. Eugène Krémien, venu accueillir "le corps de son ami, son frère et son voisin". Le programme officiel des obsèques de M. Banny sera connu plus-tard. Mardi à Paris, une messe lui a été dite à l'église cathédrale Saint-François-Xavier, avant son transfèrement sur Abidjan. Atteint du coronavirus à Abidjan, M. Banny avait été transféré début septembre à l'hôpital américain de Neuilly, en banlieue parisienne, où il est décédé le 10 septembre à l'âge de 78 ans. De nombreux hommages ont fleuri à l'annonce de sa disparition. Le président ivoirien Alassane Ouattara a salué "un grand serviteur de l'Etat". "L'Afrique vient de perdre un de ses illustres fils. Que son âme repose en paix", avait tweeté Umaro Sissoco Embalo, le président de la Guinée Bissau. Cadre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Charles Konan Banny avait été imposé comme Premier ministre à Laurent Gbagbo par la communauté internationale en décembre 2005, un poste qu'il a occupé jusqu'en avril 2007. En 2011, après la crise post-électorale qui avait fait 3.000 morts, il avait été nommé à la présidence de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Réputé "soupe au lait", ce père de quatre enfants avait auparavant occupé le poste de gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) de 1994 à 2005. Originaire de Yamoussoukro, ville natale de Félix Houphouët-Boigny, père de la nation ivoirienne et fondateur de son parti le PDCI, M. Konan Banny s'était lancé en 2015 dans la course à la présidentielle contre Alassane Ouattara mais avait finalement jeté l'éponge. (Belga)

Aux sons des tam-tams parleurs, le cercueil en bois ciré du défunt a été exposé pendant quelques minutes sur le parvis de l'aéroport, en présence de l'ex-chef du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan et de plusieurs personnalités. Après un bref office religieux, un impressionnant cortège s'est ébranlé vers la résidence du défunt à Cocody, quartier chic d'Abidjan. "Un livre des condoléances sera ouvert dès demain (vendredi) à la résidence de M. Banny pendant trois jours" a annoncé M. Eugène Krémien, venu accueillir "le corps de son ami, son frère et son voisin". Le programme officiel des obsèques de M. Banny sera connu plus-tard. Mardi à Paris, une messe lui a été dite à l'église cathédrale Saint-François-Xavier, avant son transfèrement sur Abidjan. Atteint du coronavirus à Abidjan, M. Banny avait été transféré début septembre à l'hôpital américain de Neuilly, en banlieue parisienne, où il est décédé le 10 septembre à l'âge de 78 ans. De nombreux hommages ont fleuri à l'annonce de sa disparition. Le président ivoirien Alassane Ouattara a salué "un grand serviteur de l'Etat". "L'Afrique vient de perdre un de ses illustres fils. Que son âme repose en paix", avait tweeté Umaro Sissoco Embalo, le président de la Guinée Bissau. Cadre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Charles Konan Banny avait été imposé comme Premier ministre à Laurent Gbagbo par la communauté internationale en décembre 2005, un poste qu'il a occupé jusqu'en avril 2007. En 2011, après la crise post-électorale qui avait fait 3.000 morts, il avait été nommé à la présidence de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Réputé "soupe au lait", ce père de quatre enfants avait auparavant occupé le poste de gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) de 1994 à 2005. Originaire de Yamoussoukro, ville natale de Félix Houphouët-Boigny, père de la nation ivoirienne et fondateur de son parti le PDCI, M. Konan Banny s'était lancé en 2015 dans la course à la présidentielle contre Alassane Ouattara mais avait finalement jeté l'éponge. (Belga)