"L'urgence, aujourd'hui, dans les maisons de repos, c'est de retrouver la maîtrise de l'épidémie. Or, on nous annonce la possibilité de visites dès lundi prochain, une mesure pour laquelle il va falloir mettre en place tout un mécanisme afin d'assurer la sécurité de tous", a pointé François Desquesnes, le chef de groupe des humanistes au Parlement de Wallonie.

"Nous comprenons bien la dimension humaine de cette mesure mais pour l'instant, les maisons de repos sont seulement en train de s'organiser pour faire face à la maladie. Ce n'est pas le moment d'en rajouter", a-t-il poursuivi.

"Depuis cette annonce, nous sommes assaillis de questions de la part de gens de terrain. Nous ferons remonter ces interrogations à la ministre wallonne de la Santé", Christie Morreale, demain/jeudi au cours de la première réunion de la commission spéciale du parlement régional consacrée au coronavirus, a enfin assuré M. Desquesnes.

La Flandre veut se donner le temps de préparer les visites

Le ministre flamand du Bien-être Wouter Beke (CD&V) s'est prononcé mercredi soir pour un report en Flandre de la mesure annoncée plus tôt dans la journée par Sophie Wilmès visant à permettre la visite d'un proche auprès de pensionnaires de maisons de repos.

Dans un message sur Twitter, M. Beke plaide pour "reporter et bien préparer" la mesure qui devra être décidée en concertation et appliquée de "manière bien réfléchie", a-t-il plaidé. "C'est trop important pour faire cela à la va-vite".

Plus tôt dans la soirée, les fédérations de maisons de repos flamandes avaient déjà qualifié la décision du Conseil national de sécurité d'"incompréhensible", notamment quant au risque sanitaire posé par la mesure ainsi qu'à la lumière de manque actuel de matériel de protection.

"L'urgence, aujourd'hui, dans les maisons de repos, c'est de retrouver la maîtrise de l'épidémie. Or, on nous annonce la possibilité de visites dès lundi prochain, une mesure pour laquelle il va falloir mettre en place tout un mécanisme afin d'assurer la sécurité de tous", a pointé François Desquesnes, le chef de groupe des humanistes au Parlement de Wallonie. "Nous comprenons bien la dimension humaine de cette mesure mais pour l'instant, les maisons de repos sont seulement en train de s'organiser pour faire face à la maladie. Ce n'est pas le moment d'en rajouter", a-t-il poursuivi. "Depuis cette annonce, nous sommes assaillis de questions de la part de gens de terrain. Nous ferons remonter ces interrogations à la ministre wallonne de la Santé", Christie Morreale, demain/jeudi au cours de la première réunion de la commission spéciale du parlement régional consacrée au coronavirus, a enfin assuré M. Desquesnes.