Au début de cette semaine, la Croix-Rouge flamande a demandé à des hommes infectés par le coronavirus mais guéris entre-temps de donner du plasma sanguin pour une étude clinique. Cette étude vise à déterminer le plasma contenant des anticorps produits par des convalescents peut aider à guérir plus rapidement les patients malades ou à protéger préventivement les travailleurs du secteur des soins de santé contre le virus. Seuls les donneurs masculins sont éligibles pour l'étude car le plasma des femmes qui ont déjà été enceintes contient des anticorps qui attaquent les globules rouges du receveur, ce qui peut entraîner une maladie pulmonaire très grave. Le lendemain de l'appel aux donneurs, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes a informé la Croix-Rouge flamande qu'il avait reçu une plainte d'une femme qui se sentait discriminée. L'organisme s'attend également à des plaintes similaires. "Pour des raisons de sécurité pour le receveur du plasma, nous avons choisi d'exclure toutes les personnes de sexe féminin des dons", explique Ine Tassignon, de la Croix-Rouge flamande. "Les anticorps qui peuvent conduire à des réactions transfusionnelles dangereuses sont parfois produits à un stade très précoce de la grossesse. Il se peut que la grossesse soit interrompue sans que la femme ne s'en aperçoive et qu'elle n'en ait même jamais eu conscience. Les personnes de sexe féminin qui n'ont pas eu de contact sexuel avec un homme ne présentent en principe aucun danger. Cependant, elles ne peuvent pas non plus se porter candidates car il est logistiquement impossible d'établir des vérifications précises pour chaque candidat." Le plasma des donneuses subit normalement des étapes de production supplémentaires qui permettent d'éliminer les anticorps potentiellement nocifs et n'atteignent donc pas le receveur, mais ces étapes supplémentaires ne sont pas possibles dans le cadre de cette étude. "Ces étapes prendraient plusieurs mois, alors que le plasma devrait être disponible dans les semaines à venir", explique le professeur Philippe Vandekerckhove, directeur médical de la Croix-Rouge flamande. "Nous espérons trouver suffisamment de candidats masculins pour obtenir le plasma nécessaire." (Belga)

Au début de cette semaine, la Croix-Rouge flamande a demandé à des hommes infectés par le coronavirus mais guéris entre-temps de donner du plasma sanguin pour une étude clinique. Cette étude vise à déterminer le plasma contenant des anticorps produits par des convalescents peut aider à guérir plus rapidement les patients malades ou à protéger préventivement les travailleurs du secteur des soins de santé contre le virus. Seuls les donneurs masculins sont éligibles pour l'étude car le plasma des femmes qui ont déjà été enceintes contient des anticorps qui attaquent les globules rouges du receveur, ce qui peut entraîner une maladie pulmonaire très grave. Le lendemain de l'appel aux donneurs, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes a informé la Croix-Rouge flamande qu'il avait reçu une plainte d'une femme qui se sentait discriminée. L'organisme s'attend également à des plaintes similaires. "Pour des raisons de sécurité pour le receveur du plasma, nous avons choisi d'exclure toutes les personnes de sexe féminin des dons", explique Ine Tassignon, de la Croix-Rouge flamande. "Les anticorps qui peuvent conduire à des réactions transfusionnelles dangereuses sont parfois produits à un stade très précoce de la grossesse. Il se peut que la grossesse soit interrompue sans que la femme ne s'en aperçoive et qu'elle n'en ait même jamais eu conscience. Les personnes de sexe féminin qui n'ont pas eu de contact sexuel avec un homme ne présentent en principe aucun danger. Cependant, elles ne peuvent pas non plus se porter candidates car il est logistiquement impossible d'établir des vérifications précises pour chaque candidat." Le plasma des donneuses subit normalement des étapes de production supplémentaires qui permettent d'éliminer les anticorps potentiellement nocifs et n'atteignent donc pas le receveur, mais ces étapes supplémentaires ne sont pas possibles dans le cadre de cette étude. "Ces étapes prendraient plusieurs mois, alors que le plasma devrait être disponible dans les semaines à venir", explique le professeur Philippe Vandekerckhove, directeur médical de la Croix-Rouge flamande. "Nous espérons trouver suffisamment de candidats masculins pour obtenir le plasma nécessaire." (Belga)