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En début de semaine, le nombre de nouvelles hospitalisations est passé sous la barre des 50. La tendance à la baisse se poursuit, le déconfinement progressif également. Dimanche 10 mai, on a pu revoir nos proches, dans le fameux respect de la règle des 4. Lundi 11 mai, ce sont les magasins non essentiels qui ont rouvert leurs portes, avec des files parfois impressionnantes mais globalement sereines devant les points de vente. Le prochain test grandeur nature, ce sera évidemment le 16 mai, un samedi, traditionnellement jour de grande affluence dans les commerces. Ensuite, les projecteurs seront braqués sur le lundi 18 mai, avec la réouverture partielle des établissements scolaires. Du côté des entreprises également, on se prépare activement au déconfinement. Réorganisation des espaces, mise à disposition de masques et de désinfectants, organisation des équipes, chacun se met en ordre de bataille. Car si certaines d'entre elles ont pu poursuivre partiellement leurs activités, la majorité des grosses entreprises ont dû ralentir parfois fortement leur cadence. Il devient vital pour elles maintenant de renouer avec un certain niveau de production. Pour les PME aussi, il devient urgent de pouvoir déconfiner, sous peine de rejoindre la liste des victimes de la crise du coronavirus. Car le Covid-19 commence à faire ses premières victimes économiques. Dans le retail par exemple, FNG, la maison mère, entre autres, de Brantano a confirmé avoir le couteau sur la gorge. L'enseigne E5 mode a engagé une procédure de réorganisation judiciaire. Dans l'Horeca, le célèbre Métropole envisage la fin définitive de son activité hôtelière et les restaurants bruxellois La Bécasse et Bonsoir Clara ont fait aveu de faillite, pour ne citer qu'eux. Et puis, bien sûr, il y a eu l'annonce de l'important plan social chez Brussels Airlines qui passera par la suppression de 1 000 emplois et une réduction de sa flotte de 30 %. Une attention particulière devra aussi être portée dans les semaines à venir au secteur culturel, qui estime avoir été jusqu'ici le grand oublié des autorités du pays. Viendra ensuite le tour des métiers dits de contact (les coiffeurs, les instituts de beauté...), les loisirs et le tourisme. Avant, un jour, celui de l'Horeca. Le tout en gardant un oeil attentif sur l'évolution de la situation sanitaire, pour éviter absolument qu'une deuxième vague de contamination ne survienne.