"Je suis amer", a commenté Roland Lahaye, secrétaire-général de la CSC-Enseignement, interrogé par Belga. "Ce sont là des mesures extrêmement rapides qui vont beaucoup plus loin que j'aurais pu l'imaginer". Vu le climat d'inquiétude qui prédomine encore auprès de certains parents, celui-ci redoute que beaucoup d'enfants ne regagnent pas leur école, ce qui risque d'amplifier les écarts scolaires entre les enfants qui auront réintégré leur classe d'une part, et ceux qui resteront encore chez eux. "Avec le régime actuel, les enseignants n'avaient repris les cours en présentiel qu'à temps partiel, ce qui leur permettait de préparer durant le reste de leur temps des travaux à domicile pour les élèves restés chez eux. Mais maintenant, ces enseignants vont retravailler à plein temps. Quand vont-ils trouver du temps pour préparer des travaux pour les autres? Le soir? Ah, non! ", avertit M. Lahaye. Outre ce risque d'écarts entre élèves d'une même classe, le danger est aussi grand de voir les écoles reprendre les cours en ordre dispersé à partir du 8 juin en fonction de leurs capacités organisationnelles propres, ce qui ici aussi va entraîner des retards d'enseignement d'une école à l'autre. "La conséquence de tout cela, c'est que les écarts vont grandir, ils vont s'accentuer", prédit le patron de la CSC-Enseignement. Celui-ci ne comprend pas non plus la vitesse avec laquelle les règles sont modifiées "à un moment où toutes les équipes dans les écoles sont sur les rotules" après avoir dû préparer les rentrées des 18 et 25 mai derniers. "Les gens ont aujourd'hui une capacité beaucoup moins grande d'accepter ces choses. Evidemment, il faut déconfiner. Mais la manière et la vitesse avec laquelle cela est fait m'étonnent". M. Lahaye pointe aussi ce qu'il considère comme des "incohérences". "On va permettre à plus de 20 enfants de maternelle de se retrouver dans une classe, qui est un espace fermé, alors que les plaines de jeux, qui sont elles en plein air, sont limitées à 20 enfants maximum. Allez comprendre! ". Pour le syndicaliste, les autorités auraient mieux fait de laisser un peu plus de temps pour organiser cette reprise généralisée, notamment pour permettre à tous de retrouver confiance. "Mais il y a eu clairement ce que j'appelle un +vent du Nord+, à savoir une pression de la Flandre. Il ne faut pas le nier. Les sorties intempestives du ministre flamand de l'Education (Ben Weyts, ndlr) ces dernières semaines ont fortement influencé les débats, c'est clair...". (Belga)

"Je suis amer", a commenté Roland Lahaye, secrétaire-général de la CSC-Enseignement, interrogé par Belga. "Ce sont là des mesures extrêmement rapides qui vont beaucoup plus loin que j'aurais pu l'imaginer". Vu le climat d'inquiétude qui prédomine encore auprès de certains parents, celui-ci redoute que beaucoup d'enfants ne regagnent pas leur école, ce qui risque d'amplifier les écarts scolaires entre les enfants qui auront réintégré leur classe d'une part, et ceux qui resteront encore chez eux. "Avec le régime actuel, les enseignants n'avaient repris les cours en présentiel qu'à temps partiel, ce qui leur permettait de préparer durant le reste de leur temps des travaux à domicile pour les élèves restés chez eux. Mais maintenant, ces enseignants vont retravailler à plein temps. Quand vont-ils trouver du temps pour préparer des travaux pour les autres? Le soir? Ah, non! ", avertit M. Lahaye. Outre ce risque d'écarts entre élèves d'une même classe, le danger est aussi grand de voir les écoles reprendre les cours en ordre dispersé à partir du 8 juin en fonction de leurs capacités organisationnelles propres, ce qui ici aussi va entraîner des retards d'enseignement d'une école à l'autre. "La conséquence de tout cela, c'est que les écarts vont grandir, ils vont s'accentuer", prédit le patron de la CSC-Enseignement. Celui-ci ne comprend pas non plus la vitesse avec laquelle les règles sont modifiées "à un moment où toutes les équipes dans les écoles sont sur les rotules" après avoir dû préparer les rentrées des 18 et 25 mai derniers. "Les gens ont aujourd'hui une capacité beaucoup moins grande d'accepter ces choses. Evidemment, il faut déconfiner. Mais la manière et la vitesse avec laquelle cela est fait m'étonnent". M. Lahaye pointe aussi ce qu'il considère comme des "incohérences". "On va permettre à plus de 20 enfants de maternelle de se retrouver dans une classe, qui est un espace fermé, alors que les plaines de jeux, qui sont elles en plein air, sont limitées à 20 enfants maximum. Allez comprendre! ". Pour le syndicaliste, les autorités auraient mieux fait de laisser un peu plus de temps pour organiser cette reprise généralisée, notamment pour permettre à tous de retrouver confiance. "Mais il y a eu clairement ce que j'appelle un +vent du Nord+, à savoir une pression de la Flandre. Il ne faut pas le nier. Les sorties intempestives du ministre flamand de l'Education (Ben Weyts, ndlr) ces dernières semaines ont fortement influencé les débats, c'est clair...". (Belga)