Onze étudiants seront expulsés jeudi et trois autres le 23 avril, après avoir manifesté un "comportement absolument asocial et violent", a indiqué le lieutenant-colonel de police Robert Kiss en conférence de presse à Budapest. Au sein de ce groupe, deux étudiants, bénéficiant d'une bourse du gouvernement hongrois, ont été présentés par Viktor Orban comme étant ceux ayant amené le virus en Hongrie. Ils ont été la cible ces dernières semaines d'une campagne de dénigrement des médias pro-gouvernementaux, tandis que le Premier ministre a lié la maladie "aux étrangers chez qui elle se propage et à l'immigration". Viktor Orban a décrété l'état d'urgence le 30 mars et dispose de pouvoirs considérablement renforcés, une situation critiquée par l'Union européenne. Le comité Helsinki (HHC), une organisation non gouvernementale de défense des droits humains, estime que ces expulsions sont "motivées politiquement". Qualifiées de "profondément regrettables" la semaine dernière par la diplomatie iranienne, elles "mettent le droit en quarantaine", selon le HHC qui défend l'une des étudiantes menacées, en Hongrie depuis 9 ans. Les charges contre cette femme de 33 ans, étudiante en pharmacie à Budapest, "reposent sur des accusations non étayées", a déploré un avocat du HHC, Zsolt Szekeres. L'Iran est durement frappé par le nouveau coronavirus et cette femme avait fait appel en invoquant les risques sanitaires encourus sur place. Un tribunal de Budapest a rejeté son recours le 8 avril. A la suite de l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, la Hongrie s'était rapprochée de Téhéran, avait doublé le nombre des bourses accordées en trois ans à des étudiants iraniens et avait signé un accord de coopération nucléaire. Selon un diplomate européen interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat, Viktor Orban a pris ses distances avec Téhéran depuis que le président américain Donald Trump, dont il avait été le seul dirigeant européen à souhaiter publiquement l'élection, a retiré les États-Unis de l'accord. Le gouvernement hongrois n'avait pas répondu aux questions de l'AFP mercredi. La Hongrie, qui compte près de 10 millions d'habitants, a déclaré près de 1.600 infections au nouveau coronavirus, ainsi que la mort de 134 personnes. (Belga)

Onze étudiants seront expulsés jeudi et trois autres le 23 avril, après avoir manifesté un "comportement absolument asocial et violent", a indiqué le lieutenant-colonel de police Robert Kiss en conférence de presse à Budapest. Au sein de ce groupe, deux étudiants, bénéficiant d'une bourse du gouvernement hongrois, ont été présentés par Viktor Orban comme étant ceux ayant amené le virus en Hongrie. Ils ont été la cible ces dernières semaines d'une campagne de dénigrement des médias pro-gouvernementaux, tandis que le Premier ministre a lié la maladie "aux étrangers chez qui elle se propage et à l'immigration". Viktor Orban a décrété l'état d'urgence le 30 mars et dispose de pouvoirs considérablement renforcés, une situation critiquée par l'Union européenne. Le comité Helsinki (HHC), une organisation non gouvernementale de défense des droits humains, estime que ces expulsions sont "motivées politiquement". Qualifiées de "profondément regrettables" la semaine dernière par la diplomatie iranienne, elles "mettent le droit en quarantaine", selon le HHC qui défend l'une des étudiantes menacées, en Hongrie depuis 9 ans. Les charges contre cette femme de 33 ans, étudiante en pharmacie à Budapest, "reposent sur des accusations non étayées", a déploré un avocat du HHC, Zsolt Szekeres. L'Iran est durement frappé par le nouveau coronavirus et cette femme avait fait appel en invoquant les risques sanitaires encourus sur place. Un tribunal de Budapest a rejeté son recours le 8 avril. A la suite de l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, la Hongrie s'était rapprochée de Téhéran, avait doublé le nombre des bourses accordées en trois ans à des étudiants iraniens et avait signé un accord de coopération nucléaire. Selon un diplomate européen interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat, Viktor Orban a pris ses distances avec Téhéran depuis que le président américain Donald Trump, dont il avait été le seul dirigeant européen à souhaiter publiquement l'élection, a retiré les États-Unis de l'accord. Le gouvernement hongrois n'avait pas répondu aux questions de l'AFP mercredi. La Hongrie, qui compte près de 10 millions d'habitants, a déclaré près de 1.600 infections au nouveau coronavirus, ainsi que la mort de 134 personnes. (Belga)