Les chercheurs ont examiné la stratégie des campagnes de vaccination de 20 pays et ont constaté que seuls les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni donnaient la priorité aux personnes souffrant de maladies psychotiques sévères. Il s'agit notamment d'affections telles que la psychose ou de graves troubles de l'humeur. "De récentes études scientifiques ont démontré que ces patients ont environ deux fois plus de risque de mourir", déclare l'autrice principale de l'article, Livia De Picker, associée à l'UAntwerpen et au centre psychiatrique universitaire de Duffel. "Nous trouvons donc inquiétant que la grande majorité des pays étudiés ne mentionnent pas du tout la psychiatrie ou les troubles mentaux dans leur stratégie de vaccination." En Belgique, le Conseil supérieur de la santé (CSS) a prêté attention aux personnes souffrant de troubles psychiatriques dans son avis sur les groupes prioritaires, mais selon Mme De Picker, ce document est basé sur des idées erronées, parfois même stigmatisantes. "Le Conseil a supposé que ces patients feraient déjà partie des personnes visées par la vaccination prioritaire car résidant dans des institutions, ce qui est faux. Aujourd'hui, la plupart des personnes souffrant de troubles mentaux sévères vivent au sein de la communauté." La présidente du conseil d'administration du réseau de soins de santé Emmaüs, Inge Vervotte, estime également qu'une plus grande attention devrait être accordée à la santé mentale. "Tout le monde s'inquiète de l'augmentation des troubles psychiques qui découleront de l'épidémie de Covid. Mais les personnes déjà sujettes à de graves problèmes de santé mentale sont davantage susceptibles de pâtir de la situation. Nous appelons à des actions appropriées pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques sévères." (Belga)

Les chercheurs ont examiné la stratégie des campagnes de vaccination de 20 pays et ont constaté que seuls les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni donnaient la priorité aux personnes souffrant de maladies psychotiques sévères. Il s'agit notamment d'affections telles que la psychose ou de graves troubles de l'humeur. "De récentes études scientifiques ont démontré que ces patients ont environ deux fois plus de risque de mourir", déclare l'autrice principale de l'article, Livia De Picker, associée à l'UAntwerpen et au centre psychiatrique universitaire de Duffel. "Nous trouvons donc inquiétant que la grande majorité des pays étudiés ne mentionnent pas du tout la psychiatrie ou les troubles mentaux dans leur stratégie de vaccination." En Belgique, le Conseil supérieur de la santé (CSS) a prêté attention aux personnes souffrant de troubles psychiatriques dans son avis sur les groupes prioritaires, mais selon Mme De Picker, ce document est basé sur des idées erronées, parfois même stigmatisantes. "Le Conseil a supposé que ces patients feraient déjà partie des personnes visées par la vaccination prioritaire car résidant dans des institutions, ce qui est faux. Aujourd'hui, la plupart des personnes souffrant de troubles mentaux sévères vivent au sein de la communauté." La présidente du conseil d'administration du réseau de soins de santé Emmaüs, Inge Vervotte, estime également qu'une plus grande attention devrait être accordée à la santé mentale. "Tout le monde s'inquiète de l'augmentation des troubles psychiques qui découleront de l'épidémie de Covid. Mais les personnes déjà sujettes à de graves problèmes de santé mentale sont davantage susceptibles de pâtir de la situation. Nous appelons à des actions appropriées pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques sévères." (Belga)