"Après avoir consulté le Premier ministre, j'ai envoyé une lettre au (président russe) Vladimir Poutine, lui demandant une fourniture de vaccin Spoutnik V", a déclaré le président tchèque sur la chaîne Prima TV. "Les informations venant de l'ambassade russe donnent à penser qu'elle pourrait arriver dans les prochains jours", a indiqué le dirigeant pro-Russe et pro-Chinois. Il a ajouté qu'il accepterait aussi volontiers le vaccin chinois Sinopharm dans le pays - qui a enregistré 1,2 million de cas et 20.000 morts du Covid-19 -, estimant que "les vaccins n'ont pas d'idéologie". Ni le vaccin Spoutnik V, ni celui du laboratoire Sinopharm, n'ont reçu le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA), contrairement aux vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford, utilisés en République tchèque. Mais M. Zeman et le Premier ministre Andrej Babis ont indiqué qu'ils n'attendraient pas cette autorisation. "Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'un tampon de l'Autorité nationale (tchèque) de régulation des médicaments", a indiqué M. Babis, qui s'est rendu en Hongrie et en Serbie, pays qui les utilisent, pour en apprendre davantage sur ces deux vaccins. "Soixante-cinq pays dans le monde veulent le vaccin russe, y compris six pays de l'UE, alors pourquoi dire +Mon Dieu, c'est terrible! +? ", a-t-il déclaré. "Croyez-moi quand je dis que les Etats membres de l'UE demanderont aussi le vaccin Spoutnik dans quelques mois", a ajouté le dirigeant populiste qui, comme Milos Zeman, a déjà reçu les deux injections du vaccin Pfizer/BioNtech. La République tchèque est le premier pays en termes de nouvelles infections pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours et le deuxième après la Slovaquie voisine pour les morts, selon un comptage de l'AFP. Les vaccinations sont plus lentes que prévu dans ce pays de 10,7 millions d'habitants. Les médecins tchèques ont administré quelque 650.000 doses, ce que certains responsables politiques imputent à une lenteur des fournitures européennes. L'UE a été très critiquée pour les importants délais de livraison des premiers vaccins anti-Covid. (Belga)

"Après avoir consulté le Premier ministre, j'ai envoyé une lettre au (président russe) Vladimir Poutine, lui demandant une fourniture de vaccin Spoutnik V", a déclaré le président tchèque sur la chaîne Prima TV. "Les informations venant de l'ambassade russe donnent à penser qu'elle pourrait arriver dans les prochains jours", a indiqué le dirigeant pro-Russe et pro-Chinois. Il a ajouté qu'il accepterait aussi volontiers le vaccin chinois Sinopharm dans le pays - qui a enregistré 1,2 million de cas et 20.000 morts du Covid-19 -, estimant que "les vaccins n'ont pas d'idéologie". Ni le vaccin Spoutnik V, ni celui du laboratoire Sinopharm, n'ont reçu le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA), contrairement aux vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford, utilisés en République tchèque. Mais M. Zeman et le Premier ministre Andrej Babis ont indiqué qu'ils n'attendraient pas cette autorisation. "Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'un tampon de l'Autorité nationale (tchèque) de régulation des médicaments", a indiqué M. Babis, qui s'est rendu en Hongrie et en Serbie, pays qui les utilisent, pour en apprendre davantage sur ces deux vaccins. "Soixante-cinq pays dans le monde veulent le vaccin russe, y compris six pays de l'UE, alors pourquoi dire +Mon Dieu, c'est terrible! +? ", a-t-il déclaré. "Croyez-moi quand je dis que les Etats membres de l'UE demanderont aussi le vaccin Spoutnik dans quelques mois", a ajouté le dirigeant populiste qui, comme Milos Zeman, a déjà reçu les deux injections du vaccin Pfizer/BioNtech. La République tchèque est le premier pays en termes de nouvelles infections pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours et le deuxième après la Slovaquie voisine pour les morts, selon un comptage de l'AFP. Les vaccinations sont plus lentes que prévu dans ce pays de 10,7 millions d'habitants. Les médecins tchèques ont administré quelque 650.000 doses, ce que certains responsables politiques imputent à une lenteur des fournitures européennes. L'UE a été très critiquée pour les importants délais de livraison des premiers vaccins anti-Covid. (Belga)