"On a perdu 35% de notre chiffre d'affaires pendant la crise", explique Alain Jourdan, administrateur des éditions Jourdan. "C'est plusieurs centaines de milliers d'euros de perdus". A cause du confinement, la maison d'édition a dû postposer la sortie de 35 livres. "On a des emplois, des charges et on n'a rien eu. Pour moi si on parle d'aides, on aide tout le monde ou personne", martèle l'administrateur, qui se dit "réellement stressé". Dans un communiqué, celui-ci reprochait à la FWB de permettre "à tous les micro-éditeurs inexistants sur le marché de percevoir des bourses inespérées, eux qui vivent déjà uniquement de subsides". Les éditions Weyrich, également non éligibles, ont tout de même pris la décision de soumettre un dossier. "Il n'y a pas de raison qu'on soit exclu, les règles sont faites pour être ajustées", affirme l'administrateur délégué, Olivier Weyrich. "Je trouve que c'est dommage de ne favoriser qu'une catégorie d'éditeurs". Mais il insiste: le secteur a besoin de solidarité et non de division. "Il faut se serrer les coudes et chercher l'efficacité". Ce dernier estime qu'un certain nombre de règles devraient être assouplies "pour que tout le monde puisse avoir de l'oxygène". La maison d'édition Onlit rentre quant à elle dans les conditions pour recourir à une aide, mais n'est pas sereine pour autant. Le directeur, Pierre de Mûelenaere, estime à 50% la baisse de son chiffre d'affaires cette année. Composée d'une demi-douzaine de personnes, toute son équipe travaille en freelance, y compris lui-même. "La situation actuelle fait peser une menace très importante sur un secteur déjà très fragile. Je ne suis pas certain que les mesures actuelles permettent non seulement la relance, mais aussi la survie de certains acteurs", s'inquiète ce dernier. Les demandes de bourse d'aide aux projets peuvent être introduites jusqu'au 18 septembre. Le 31 août, quatre éditeurs avaient déjà soumis un dossier, selon l'administration générale de la culture. Celle-ci estime que les aides parviendront aux opérateurs dans le courant du mois d'octobre. (Belga)

"On a perdu 35% de notre chiffre d'affaires pendant la crise", explique Alain Jourdan, administrateur des éditions Jourdan. "C'est plusieurs centaines de milliers d'euros de perdus". A cause du confinement, la maison d'édition a dû postposer la sortie de 35 livres. "On a des emplois, des charges et on n'a rien eu. Pour moi si on parle d'aides, on aide tout le monde ou personne", martèle l'administrateur, qui se dit "réellement stressé". Dans un communiqué, celui-ci reprochait à la FWB de permettre "à tous les micro-éditeurs inexistants sur le marché de percevoir des bourses inespérées, eux qui vivent déjà uniquement de subsides". Les éditions Weyrich, également non éligibles, ont tout de même pris la décision de soumettre un dossier. "Il n'y a pas de raison qu'on soit exclu, les règles sont faites pour être ajustées", affirme l'administrateur délégué, Olivier Weyrich. "Je trouve que c'est dommage de ne favoriser qu'une catégorie d'éditeurs". Mais il insiste: le secteur a besoin de solidarité et non de division. "Il faut se serrer les coudes et chercher l'efficacité". Ce dernier estime qu'un certain nombre de règles devraient être assouplies "pour que tout le monde puisse avoir de l'oxygène". La maison d'édition Onlit rentre quant à elle dans les conditions pour recourir à une aide, mais n'est pas sereine pour autant. Le directeur, Pierre de Mûelenaere, estime à 50% la baisse de son chiffre d'affaires cette année. Composée d'une demi-douzaine de personnes, toute son équipe travaille en freelance, y compris lui-même. "La situation actuelle fait peser une menace très importante sur un secteur déjà très fragile. Je ne suis pas certain que les mesures actuelles permettent non seulement la relance, mais aussi la survie de certains acteurs", s'inquiète ce dernier. Les demandes de bourse d'aide aux projets peuvent être introduites jusqu'au 18 septembre. Le 31 août, quatre éditeurs avaient déjà soumis un dossier, selon l'administration générale de la culture. Celle-ci estime que les aides parviendront aux opérateurs dans le courant du mois d'octobre. (Belga)