"Pour affronter la crise sanitaire actuelle, plusieurs laboratoires ont déjà investi dans une capacité supplémentaire et se tiennent prêts à réaliser d'autres investissements", relève-t-elle. L'annonce du ministre De Backer d'une augmentation des capacités pour permettre 10.000 tests quotidiens avait été accueillie avec satisfaction, alors que jusque-là les laboratoires "devaient se battre pour trouver suffisamment de matériel de prélèvement et des réactifs sur le marché mondial". Une satisfaction de courte durée, puisque "aucun contact n'a été pris avec les unions professionnelles des biologistes cliniques, ni avec la commission de biologie clinique compétente chargée de l'agrément et de la qualité des laboratoires, ni avec le groupe de travail de biologie clinique du conseil technique médical à l'Inami qui peut inclure les tests dans la nomenclature des prestations médicales, ni avec les laboratoires hospitaliers, ni non plus avec les laboratoires extrahospitaliers", indique l'Union. A l'exception du laboratoire de référence de Louvain, "les laboratoires qui jusqu'à présent ont réalisé tous les tests de dépistage du COVID-19, ont été complètement ignorés". "Ces laboratoires agréés sont aujourd'hui écartés sans préavis par des firmes industrielles et des collaborateurs qui ne satisfont pas aux exigences à remplir pour effectuer ces tests", dénonce-t-elle. Se passer des laboratoires agréés et déjà actifs au profit des laboratoires industriels est une perte "de temps et d'argent", estime-t-elle. "Les biologistes cliniques sont inquiets et scandalisés par les développements politiques dans leur secteur", indique leur union, affirmant que les tests rapides d'antigènes distribués dans les Maisons de repos et de soins (MRS) pour dépister le virus ont "une plus-value pour le moins limitée". Elle dénonce "une position de monopole" des laboratoires industriels obtenue "grâce aux pouvoirs spéciaux du gouvernement", relevant notamment que "l'Inami et Sciensano soumettent" le remboursement des tests effectués "à toute une série de conditions que les laboratoires industriels n'ont pas à remplir". "Nous ne comprenons et n'acceptons pas que la capacité des tests requise soit confisquée aux laboratoires hospitaliers et extrahospitaliers. Nous n'avons aucune sympathie pour ceux qui sont responsables d'avoir laissé en plan les professionnels des soins dévoués qui ne lésinent pas sur les heures de travail, et leurs patients. Ne soyez donc pas surpris que la confiance dans le gouvernement ait été fortement ébranlée", conclut l'Union. (Belga)

"Pour affronter la crise sanitaire actuelle, plusieurs laboratoires ont déjà investi dans une capacité supplémentaire et se tiennent prêts à réaliser d'autres investissements", relève-t-elle. L'annonce du ministre De Backer d'une augmentation des capacités pour permettre 10.000 tests quotidiens avait été accueillie avec satisfaction, alors que jusque-là les laboratoires "devaient se battre pour trouver suffisamment de matériel de prélèvement et des réactifs sur le marché mondial". Une satisfaction de courte durée, puisque "aucun contact n'a été pris avec les unions professionnelles des biologistes cliniques, ni avec la commission de biologie clinique compétente chargée de l'agrément et de la qualité des laboratoires, ni avec le groupe de travail de biologie clinique du conseil technique médical à l'Inami qui peut inclure les tests dans la nomenclature des prestations médicales, ni avec les laboratoires hospitaliers, ni non plus avec les laboratoires extrahospitaliers", indique l'Union. A l'exception du laboratoire de référence de Louvain, "les laboratoires qui jusqu'à présent ont réalisé tous les tests de dépistage du COVID-19, ont été complètement ignorés". "Ces laboratoires agréés sont aujourd'hui écartés sans préavis par des firmes industrielles et des collaborateurs qui ne satisfont pas aux exigences à remplir pour effectuer ces tests", dénonce-t-elle. Se passer des laboratoires agréés et déjà actifs au profit des laboratoires industriels est une perte "de temps et d'argent", estime-t-elle. "Les biologistes cliniques sont inquiets et scandalisés par les développements politiques dans leur secteur", indique leur union, affirmant que les tests rapides d'antigènes distribués dans les Maisons de repos et de soins (MRS) pour dépister le virus ont "une plus-value pour le moins limitée". Elle dénonce "une position de monopole" des laboratoires industriels obtenue "grâce aux pouvoirs spéciaux du gouvernement", relevant notamment que "l'Inami et Sciensano soumettent" le remboursement des tests effectués "à toute une série de conditions que les laboratoires industriels n'ont pas à remplir". "Nous ne comprenons et n'acceptons pas que la capacité des tests requise soit confisquée aux laboratoires hospitaliers et extrahospitaliers. Nous n'avons aucune sympathie pour ceux qui sont responsables d'avoir laissé en plan les professionnels des soins dévoués qui ne lésinent pas sur les heures de travail, et leurs patients. Ne soyez donc pas surpris que la confiance dans le gouvernement ait été fortement ébranlée", conclut l'Union. (Belga)