"A l'analyse, ces décisions gouvernementales sont loin d'être à la hauteur de la situation critique dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de Belges", déplore dans un communiqué la FdSS, qui fédère et représente des services sociaux associatifs en Wallonie et à Bruxelles. Les mesures approuvées par les 10 partis soutenant les pouvoirs spéciaux du gouvernement fédéral prévoient notamment que les bénéficiaires d'aides sociales recevront un complément de 50 euros par mois pendant six mois. Si elle soutient la mesure dans son principe, la Fédération des services sociaux espérait un minimum de 200 euros additionnels par mois car "50 euros mensuels ne permettront pas aux personnes dont les ressources demeureront encore sous le seuil de pauvreté de maintenir la tête hors de l'eau". En outre, de "nombreux publics, parfois déjà très fragiles", sont exclus de cette mesure: les chômeurs "dont l'allocation est parfois modique", les personnes touchant une indemnité d'incapacité de travail, les personnes sans-papiers "ayant perdu tout revenus professionnels", souligne-t-on. La Fédération trouve l'idée d'offrir un railpass à chaque résident belge "tout aussi étrange" et s'interroge notamment sur les conséquences sanitaires potentiellement négatives d'une telle décision. Enfin, s'agissant du chèque consommation de 300 euros qui serait octroyé pour que les citoyens soutiennent les secteurs en difficultés (horeca, culture, etc.), la FdSS juge qu'il ne profitera "qu'aux employés d'entreprises en bonne santé, non à celles et ceux qui ont perdu leur emploi ou qui travaillent pour des entreprises fragilisées par la crise." "Il est primordial que le renforcement du pouvoir d'achat des Belges passe par des mesures contribuant à la justice sociale et la réduction des inégalités", conclut la Fédération des services sociaux. (Belga)

"A l'analyse, ces décisions gouvernementales sont loin d'être à la hauteur de la situation critique dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de Belges", déplore dans un communiqué la FdSS, qui fédère et représente des services sociaux associatifs en Wallonie et à Bruxelles. Les mesures approuvées par les 10 partis soutenant les pouvoirs spéciaux du gouvernement fédéral prévoient notamment que les bénéficiaires d'aides sociales recevront un complément de 50 euros par mois pendant six mois. Si elle soutient la mesure dans son principe, la Fédération des services sociaux espérait un minimum de 200 euros additionnels par mois car "50 euros mensuels ne permettront pas aux personnes dont les ressources demeureront encore sous le seuil de pauvreté de maintenir la tête hors de l'eau". En outre, de "nombreux publics, parfois déjà très fragiles", sont exclus de cette mesure: les chômeurs "dont l'allocation est parfois modique", les personnes touchant une indemnité d'incapacité de travail, les personnes sans-papiers "ayant perdu tout revenus professionnels", souligne-t-on. La Fédération trouve l'idée d'offrir un railpass à chaque résident belge "tout aussi étrange" et s'interroge notamment sur les conséquences sanitaires potentiellement négatives d'une telle décision. Enfin, s'agissant du chèque consommation de 300 euros qui serait octroyé pour que les citoyens soutiennent les secteurs en difficultés (horeca, culture, etc.), la FdSS juge qu'il ne profitera "qu'aux employés d'entreprises en bonne santé, non à celles et ceux qui ont perdu leur emploi ou qui travaillent pour des entreprises fragilisées par la crise." "Il est primordial que le renforcement du pouvoir d'achat des Belges passe par des mesures contribuant à la justice sociale et la réduction des inégalités", conclut la Fédération des services sociaux. (Belga)