Alors que la pression pour prendre des mesures plus strictes augmentait de toute part, le gouvernement a fini par prendre des mesures drastiques pour enrayer le coronavirus. Il n'est pas question de "lockdown" comme en Italie, mais les cours dans les écoles sont suspendus jusqu'au 3 avril, les universités ferment leurs auditoires, toutes les activités récréatives, sportives, culturelles ou folkloriques, qu'elles soient publiques ou privées et "peu importe leur taille", sont supprimées.

Pour la seconde fois en trois jours, la Première ministre Sophie Wilmès avait convoqué le Conseil de sécurité nationale. Celui-ci se compose des vice-premiers ministres, des ministres - présidents des régions et de différents experts. Alors qu'on avait annoncé une communication peu avant 18 heures, Sophie Wilmès n'a fait son entrée qu'à 22h30.

Fermeture des écoles

À en croire le quotidien De Morgen, si la discussion a duré aussi longtemps, c'est parce que les intervenants n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la fermeture des écoles. L'Association belge des syndicats médicaux (Absym) avait appelé, jeudi, à ce que les écoles soient fermées "à court terme". "Au vu de la croissance continue du nombre de cas, il y a de fortes chances que notre système de santé ne puisse résister", avait déclaré l'Absym.

Emmanuel Macron

Toujours selon De Morgen, les francophones souhaitaient suivre cet avis. La décision du président français Emmanuel Macron de fermer les écoles en France, tombée à 20h ce même jeudi soir, aurait également joué un rôle dans cette décision, car comme le dit une source flamande, "à Bruxelles et en Wallonie, tout le monde regarde la télévision française". Les francophones n'auraient pas compris que la Belgique ne suive pas la décision de la France.

Un avis que ne partageaient pas le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) et le ministre de l'Enseignement flamand Ben Weyts (N-VA). Ces derniers avaient en effet déclaré le Conseil de sécurité qu'une fermeture des écoles n'était "pas à l'ordre du jour". "Tout le monde n'a pas la possibilité de garder son enfant à la maison et placer les enfants chez les grands-parents serait 'une très mauvaise idée', avait affirmé Ben Weyts.

Compromis

Finalement, un compromis a été trouvé : des services de garderie pour les enfants dont les parents travaillent dans le domaine des soins ou de la sécurité publique seront organisés. Des solutions devront également être trouvées dans les écoles pour les enfants dont les parents ne peuvent faire autrement que de les confier à leurs grands-parents.

Alors que la pression pour prendre des mesures plus strictes augmentait de toute part, le gouvernement a fini par prendre des mesures drastiques pour enrayer le coronavirus. Il n'est pas question de "lockdown" comme en Italie, mais les cours dans les écoles sont suspendus jusqu'au 3 avril, les universités ferment leurs auditoires, toutes les activités récréatives, sportives, culturelles ou folkloriques, qu'elles soient publiques ou privées et "peu importe leur taille", sont supprimées.Pour la seconde fois en trois jours, la Première ministre Sophie Wilmès avait convoqué le Conseil de sécurité nationale. Celui-ci se compose des vice-premiers ministres, des ministres - présidents des régions et de différents experts. Alors qu'on avait annoncé une communication peu avant 18 heures, Sophie Wilmès n'a fait son entrée qu'à 22h30. Fermeture des écoles À en croire le quotidien De Morgen, si la discussion a duré aussi longtemps, c'est parce que les intervenants n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la fermeture des écoles. L'Association belge des syndicats médicaux (Absym) avait appelé, jeudi, à ce que les écoles soient fermées "à court terme". "Au vu de la croissance continue du nombre de cas, il y a de fortes chances que notre système de santé ne puisse résister", avait déclaré l'Absym.Emmanuel Macron Toujours selon De Morgen, les francophones souhaitaient suivre cet avis. La décision du président français Emmanuel Macron de fermer les écoles en France, tombée à 20h ce même jeudi soir, aurait également joué un rôle dans cette décision, car comme le dit une source flamande, "à Bruxelles et en Wallonie, tout le monde regarde la télévision française". Les francophones n'auraient pas compris que la Belgique ne suive pas la décision de la France. Un avis que ne partageaient pas le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) et le ministre de l'Enseignement flamand Ben Weyts (N-VA). Ces derniers avaient en effet déclaré le Conseil de sécurité qu'une fermeture des écoles n'était "pas à l'ordre du jour". "Tout le monde n'a pas la possibilité de garder son enfant à la maison et placer les enfants chez les grands-parents serait 'une très mauvaise idée', avait affirmé Ben Weyts.Compromis Finalement, un compromis a été trouvé : des services de garderie pour les enfants dont les parents travaillent dans le domaine des soins ou de la sécurité publique seront organisés. Des solutions devront également être trouvées dans les écoles pour les enfants dont les parents ne peuvent faire autrement que de les confier à leurs grands-parents.