En tout, cinq mesures d'aide ont été adoptées afin de soutenir le secteur, durement touché par les mesures de confinement. La première d'entre elles est un soutien transversal à la chaîne du livre, sous la forme d'achat massif de livres belges (pour un montant d'un million d'euros) et d'un plan de promotion de la littérature belge francophone de 100.000 euros. "Ce plan visera à inciter à l'achat des productions et encourager le public à revenir en librairie", indique la Fédération Wallonie-Bruxelles. Des bourses d'aides seront par ailleurs accordées aux auteurs dont le projet a été affecté par la crise du coronavirus voire carrément avorté. "Il s'agit d'accompagner leur réécriture, leur redéveloppement, leur éventuelle adaptation à de nouveaux moyens de diffusion", détaille le communiqué. Deux enveloppes ont été définies à cet effet: la première de 400.000 euros pour les personnes physiques et la seconde de 250.000 euros pour les sociétés avec un siège social en FWB et dont le chiffre d'affaire ne dépasse pas les 500.000 euros par an. "C'est là une mesure nécessaire, mais pas suffisante. Le secteur du livre mérite mieux", a réagi par communiqué la Scam/Maison des Auteurs, déplorant en outre l'abandon de la mesure 'chèque-livre'. "En plus de permettre une relance du secteur, en remettant le grand public en contact avec les auteurs et autrices, les éditeurs et les libraires, la mesure constituait un levier pour l'accès à la lecture et à la culture pour celles et ceux qui en sont privé.e.s, plus durement encore avec la crise actuelle", a-t-elle souligné. Le gouvernement francophone a par ailleurs avalisé une aide aux acteurs subventionnés qui assurent la promotion de la littérature en Fédération Wallonie-Bruxelles pour un montant de 60.000 euros. Les librairies ne seront pas en reste et pourront introduire des demandes de prêts au Fonds d'aide à la Librairie (doté d'une trésorerie de 160.000 euros). Par ailleurs, le soutien à la plateforme LIBREL, portail numérique des libraires francophones, a été augmenté de 100.000 euros pour l'année 2020. Enfin, les éditeurs pourront de leur côté solliciter via des demandes de prêts le Fonds d'aide à l'édition (doté d'une trésorerie de 600.000 euros). "L'année 2020 sera, quoi qu'il arrive, une année douloureuse pour le secteur du livre en Belgique francophone. L'aide des pouvoirs publics est d'abord une question de survie pour certains de ces acteurs et une condition indispensable pour permettre au secteur de se redéployer", a conclu la ministre de la Culture Bénédicte Linard (Ecolo). (Belga)

En tout, cinq mesures d'aide ont été adoptées afin de soutenir le secteur, durement touché par les mesures de confinement. La première d'entre elles est un soutien transversal à la chaîne du livre, sous la forme d'achat massif de livres belges (pour un montant d'un million d'euros) et d'un plan de promotion de la littérature belge francophone de 100.000 euros. "Ce plan visera à inciter à l'achat des productions et encourager le public à revenir en librairie", indique la Fédération Wallonie-Bruxelles. Des bourses d'aides seront par ailleurs accordées aux auteurs dont le projet a été affecté par la crise du coronavirus voire carrément avorté. "Il s'agit d'accompagner leur réécriture, leur redéveloppement, leur éventuelle adaptation à de nouveaux moyens de diffusion", détaille le communiqué. Deux enveloppes ont été définies à cet effet: la première de 400.000 euros pour les personnes physiques et la seconde de 250.000 euros pour les sociétés avec un siège social en FWB et dont le chiffre d'affaire ne dépasse pas les 500.000 euros par an. "C'est là une mesure nécessaire, mais pas suffisante. Le secteur du livre mérite mieux", a réagi par communiqué la Scam/Maison des Auteurs, déplorant en outre l'abandon de la mesure 'chèque-livre'. "En plus de permettre une relance du secteur, en remettant le grand public en contact avec les auteurs et autrices, les éditeurs et les libraires, la mesure constituait un levier pour l'accès à la lecture et à la culture pour celles et ceux qui en sont privé.e.s, plus durement encore avec la crise actuelle", a-t-elle souligné. Le gouvernement francophone a par ailleurs avalisé une aide aux acteurs subventionnés qui assurent la promotion de la littérature en Fédération Wallonie-Bruxelles pour un montant de 60.000 euros. Les librairies ne seront pas en reste et pourront introduire des demandes de prêts au Fonds d'aide à la Librairie (doté d'une trésorerie de 160.000 euros). Par ailleurs, le soutien à la plateforme LIBREL, portail numérique des libraires francophones, a été augmenté de 100.000 euros pour l'année 2020. Enfin, les éditeurs pourront de leur côté solliciter via des demandes de prêts le Fonds d'aide à l'édition (doté d'une trésorerie de 600.000 euros). "L'année 2020 sera, quoi qu'il arrive, une année douloureuse pour le secteur du livre en Belgique francophone. L'aide des pouvoirs publics est d'abord une question de survie pour certains de ces acteurs et une condition indispensable pour permettre au secteur de se redéployer", a conclu la ministre de la Culture Bénédicte Linard (Ecolo). (Belga)