Les mesures de confinement entrées en vigueur le 18 mars dernier sont pour le moment en vigueur jusqu'au 19 avril, soit le dimanche de fin des vacances de Pâques, comme l'avait décidé le précédent Conseil national de Sécurité le 27 mars dernier. D'emblée, la Première ministre avait ajouté que cette décision pouvait être renouvelée de deux semaines, jusqu'au 3 mai. Cette hypothèse paraît de plus en plus vraisemblable, si l'on en croit le groupe de stratégie de sortie de crise, les avertissements des experts ou encore les analyses du Risk Management Group. Le groupe d'experts sur la stratégie de sortie de crise du Covid-19 (GEES) a ainsi rendu mardi un premier rapport au gouvernement. Ce document servira de base à la réunion du Conseil national de Sécurité. Le groupe n'a pas souhaité rendre public le teneur de ce rapport, considéré comme "interne". Il semble toutefois acquis que les mesures en vigueur seront bien prolongées. La présidente de ce groupe, Erika Vlieghe, avait en effet déclaré précédemment qu'un assouplissement des mesures devrait tenir compte de la "dynamique de l'épidémie". Le nombre de morts reste élevé en Belgique (plus de 300 par jour), particulièrement dans les maisons de repos. Le nombre d'hospitalisations a baissé légèrement au début du mois mais il reste élevé avec 5.400 patients hospitalisés. Le déconfinement se déroulera de manière très progressive, avait indiqué Mme Vlieghe. En outre, les entorses aux mesures imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus ont été de plus en plus nombreuses ces derniers jours. Cette situation inquiète le groupe d'experts. "Il n'est a priori pas nécessaire de renforcer les mesures contre la propagation du coronavirus, mais il faut continuer à les appliquer car un éventuel relâchement aura un impact dans les deux prochaines semaines", a ainsi souligné lundi Emmanuel André, porte-parole interfédéral Covid-19 et membre du GEES, lors de la présentation du bulletin épidémiologique quotidien. "Il est donc extrêmement important que la population continue à appliquer les mesures de confinement, à limiter ses déplacements et à respecter les règles de distanciation sociale", a-t-il ajouté. "La vitesse de descente de la courbe dépendra de la poursuite de ces efforts." Dès dimanche soir, la Première ministre elle-même avait lancé un avertissement: "les experts s'accordent à dire que les effets de nos efforts sur l'évolution du virus en Belgique se font ressentir. On le voit clairement dans plusieurs indicateurs comme le rythme de propagation du virus ou le taux de doublement des lits occupés dans nos services hospitaliers", avait déclaré Sophie Wilmès dans un message vidéo. "Malheureusement, nous savons qu'après le pic de transmission, viennent les hospitalisations et bien trop souvent les décès. Les annonces des semaines à venir seront donc encore très éprouvantes, je le crains. Nous devons impérativement continuer à respecter les règles difficiles de confinement et distanciation sociale." Depuis le 13 mars dernier, le pays est quasi à l'arrêt. Les écoles, l'horeca et les magasins non-alimentaires ont fermé. Une garderie reste toutefois organisée pour les enfants de parents travaillant dans les secteurs médicaux et de la sécurité. Les évènements et rassemblements divers sont annulés. Les Belges doivent se limiter à des déplacements essentiels et observer une distanciation sociale pour éviter les contaminations. Les mesures prises seront-elles prolongées de manière identique ou certains aménagement sont-ils à attendre ? Le Conseil national de sécurité devra trancher. La clarté sera vraisemblablement aussi apportée sur les festivals d'été, la réouverture ou non des écoles, les avis de voyage pour l'été, les règles pour les jardineries, etc., a fait savoir dimanche le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem sur VTM. (Belga)

Les mesures de confinement entrées en vigueur le 18 mars dernier sont pour le moment en vigueur jusqu'au 19 avril, soit le dimanche de fin des vacances de Pâques, comme l'avait décidé le précédent Conseil national de Sécurité le 27 mars dernier. D'emblée, la Première ministre avait ajouté que cette décision pouvait être renouvelée de deux semaines, jusqu'au 3 mai. Cette hypothèse paraît de plus en plus vraisemblable, si l'on en croit le groupe de stratégie de sortie de crise, les avertissements des experts ou encore les analyses du Risk Management Group. Le groupe d'experts sur la stratégie de sortie de crise du Covid-19 (GEES) a ainsi rendu mardi un premier rapport au gouvernement. Ce document servira de base à la réunion du Conseil national de Sécurité. Le groupe n'a pas souhaité rendre public le teneur de ce rapport, considéré comme "interne". Il semble toutefois acquis que les mesures en vigueur seront bien prolongées. La présidente de ce groupe, Erika Vlieghe, avait en effet déclaré précédemment qu'un assouplissement des mesures devrait tenir compte de la "dynamique de l'épidémie". Le nombre de morts reste élevé en Belgique (plus de 300 par jour), particulièrement dans les maisons de repos. Le nombre d'hospitalisations a baissé légèrement au début du mois mais il reste élevé avec 5.400 patients hospitalisés. Le déconfinement se déroulera de manière très progressive, avait indiqué Mme Vlieghe. En outre, les entorses aux mesures imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus ont été de plus en plus nombreuses ces derniers jours. Cette situation inquiète le groupe d'experts. "Il n'est a priori pas nécessaire de renforcer les mesures contre la propagation du coronavirus, mais il faut continuer à les appliquer car un éventuel relâchement aura un impact dans les deux prochaines semaines", a ainsi souligné lundi Emmanuel André, porte-parole interfédéral Covid-19 et membre du GEES, lors de la présentation du bulletin épidémiologique quotidien. "Il est donc extrêmement important que la population continue à appliquer les mesures de confinement, à limiter ses déplacements et à respecter les règles de distanciation sociale", a-t-il ajouté. "La vitesse de descente de la courbe dépendra de la poursuite de ces efforts." Dès dimanche soir, la Première ministre elle-même avait lancé un avertissement: "les experts s'accordent à dire que les effets de nos efforts sur l'évolution du virus en Belgique se font ressentir. On le voit clairement dans plusieurs indicateurs comme le rythme de propagation du virus ou le taux de doublement des lits occupés dans nos services hospitaliers", avait déclaré Sophie Wilmès dans un message vidéo. "Malheureusement, nous savons qu'après le pic de transmission, viennent les hospitalisations et bien trop souvent les décès. Les annonces des semaines à venir seront donc encore très éprouvantes, je le crains. Nous devons impérativement continuer à respecter les règles difficiles de confinement et distanciation sociale." Depuis le 13 mars dernier, le pays est quasi à l'arrêt. Les écoles, l'horeca et les magasins non-alimentaires ont fermé. Une garderie reste toutefois organisée pour les enfants de parents travaillant dans les secteurs médicaux et de la sécurité. Les évènements et rassemblements divers sont annulés. Les Belges doivent se limiter à des déplacements essentiels et observer une distanciation sociale pour éviter les contaminations. Les mesures prises seront-elles prolongées de manière identique ou certains aménagement sont-ils à attendre ? Le Conseil national de sécurité devra trancher. La clarté sera vraisemblablement aussi apportée sur les festivals d'été, la réouverture ou non des écoles, les avis de voyage pour l'été, les règles pour les jardineries, etc., a fait savoir dimanche le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem sur VTM. (Belga)