Alors que les Etats-Unis sont durement frappés par la pandémie de Covid-19, Donald Trump et le Congrès se sont accordés pour multiplier par cinq le budget alloué au Global Health Bureau, dont le poste de direction laissé vacant pendant trois ans par la Maison Blanche a finalement été comblé fin mars. Ce renflouement combiné au nouveau leadership devrait permettre au Global Health Bureau de répondre à la crise sanitaire actuelle et d'appuyer les systèmes de santé étrangers en vue d'éviter de nouvelles flambées du virus. Les recherches de nouveaux virus, dont les coupes budgétaires avaient forcé l'arrêt, pourraient également reprendre, replaçant les Etats-Unis à la tête de la quête mondiale visant à identifier les virus d'origine animale - estimés à 1,6 million - qui pourraient un jour se transmettre à l'homme. "Avec le soutien des décideurs et de la communauté scientifique, nous pouvons le faire, nous avons tous les outils. Il nous faut juste l'énergie et les ressources nécessaires pour y parvenir", assure Jonna Mazet, directrice exécutive de l'Institut One Health à l'UC Davis School of Veterinary Medicine, la plus importante école vétérinaire des États-Unis, qui a supervisé l'ancien programme de traque des virus de l'USAID. Certains experts mettent toutefois en garde contre la volatilité du financement. "Le soutien du gouvernement est épisodique. Il y aura une nouvelle flambée - c'est une certitude - mais un financement intermittent ne permet aucune réelle préparation", avertit Jennifer Kates, qui dirige les recherches sur la politique de santé globale à la Kaiser Family Foundation. (Belga)

Alors que les Etats-Unis sont durement frappés par la pandémie de Covid-19, Donald Trump et le Congrès se sont accordés pour multiplier par cinq le budget alloué au Global Health Bureau, dont le poste de direction laissé vacant pendant trois ans par la Maison Blanche a finalement été comblé fin mars. Ce renflouement combiné au nouveau leadership devrait permettre au Global Health Bureau de répondre à la crise sanitaire actuelle et d'appuyer les systèmes de santé étrangers en vue d'éviter de nouvelles flambées du virus. Les recherches de nouveaux virus, dont les coupes budgétaires avaient forcé l'arrêt, pourraient également reprendre, replaçant les Etats-Unis à la tête de la quête mondiale visant à identifier les virus d'origine animale - estimés à 1,6 million - qui pourraient un jour se transmettre à l'homme. "Avec le soutien des décideurs et de la communauté scientifique, nous pouvons le faire, nous avons tous les outils. Il nous faut juste l'énergie et les ressources nécessaires pour y parvenir", assure Jonna Mazet, directrice exécutive de l'Institut One Health à l'UC Davis School of Veterinary Medicine, la plus importante école vétérinaire des États-Unis, qui a supervisé l'ancien programme de traque des virus de l'USAID. Certains experts mettent toutefois en garde contre la volatilité du financement. "Le soutien du gouvernement est épisodique. Il y aura une nouvelle flambée - c'est une certitude - mais un financement intermittent ne permet aucune réelle préparation", avertit Jennifer Kates, qui dirige les recherches sur la politique de santé globale à la Kaiser Family Foundation. (Belga)