"La situation est très grave, et les mesures d'urgence les plus strictes sont maintenant nécessaires. C'est pourquoi Celeval insiste sur les mesures suivantes", dit le rapport qui énumère une série de mesures en vue du comité de concertation, notamment: "tous les contacts sociaux devraient être fortement réduits pendant la période du 1er au 14 novembre. Il n'y a pas de consensus sur la meilleure façon de limiter ces contacts; en interdisant tout mouvement non essentiel et en fermant ainsi les magasins non essentiels et/ou en fixant un périmètre de 5 ou 10 km (comme en France)". Le rapport précise que 16 des 18 membres présents soutiennent la mesure de fermeture des commerces. La veille, le Risk Assesment Group (RAG, qui rassemble médecins, scientifiques et autorités sanitaires) avait quant à lui décidé de classer la Belgique en "état d'urgence sanitaire". "Pour les commerces touchés, ce fut en effet une décision très difficile, que nous n'avons pas prise de gaieté de c?ur. (...) Le 30 octobre, nous étions dans une réelle situation d'urgence, comme expliqué dans les avis que nous avions alors reçus du RAG et du CELEVAL. Il était nécessaire de prendre des mesures qui allaient réduire rapidement et au maximum le nombre de contacts et de déplacements, et qui rendraient les risques de contaminations les plus faibles possibles. C'est pourquoi nous avons décidé de fermer les commerces non essentiels", a expliqué le cabinet du ministre. La mesures a été prise par le comité de concertation qui réunit le gouvernement fédéral et les représentants des Communautés et des Régions. "La décision du comité de concertation était de manière générale moins stricte que les propositions du Celeval mais le comité de concertation a maintenu la fermeture des commerces non essentiels", a encore précisé le cabinet de M. Vandenbroucke. Le ministre de la Santé s'est attiré lundi les foudres de nombreux acteurs, notamment politiques, après ses propos sur la fermeture des commerces. Il fallait produire "un choc" dans la population, a-t-il souligné, avant de permettre une réouverture selon des modalités strictes. Dans l'opposition, la N-VA mais aussi le cdH et DéFI se sont insurgés: les centristes ont parlé de "cynisme" tandis que les amarantes déploraient une "infantilisation des citoyens". Dans la majorité, le MR a réclamé des explications. (Belga)

"La situation est très grave, et les mesures d'urgence les plus strictes sont maintenant nécessaires. C'est pourquoi Celeval insiste sur les mesures suivantes", dit le rapport qui énumère une série de mesures en vue du comité de concertation, notamment: "tous les contacts sociaux devraient être fortement réduits pendant la période du 1er au 14 novembre. Il n'y a pas de consensus sur la meilleure façon de limiter ces contacts; en interdisant tout mouvement non essentiel et en fermant ainsi les magasins non essentiels et/ou en fixant un périmètre de 5 ou 10 km (comme en France)". Le rapport précise que 16 des 18 membres présents soutiennent la mesure de fermeture des commerces. La veille, le Risk Assesment Group (RAG, qui rassemble médecins, scientifiques et autorités sanitaires) avait quant à lui décidé de classer la Belgique en "état d'urgence sanitaire". "Pour les commerces touchés, ce fut en effet une décision très difficile, que nous n'avons pas prise de gaieté de c?ur. (...) Le 30 octobre, nous étions dans une réelle situation d'urgence, comme expliqué dans les avis que nous avions alors reçus du RAG et du CELEVAL. Il était nécessaire de prendre des mesures qui allaient réduire rapidement et au maximum le nombre de contacts et de déplacements, et qui rendraient les risques de contaminations les plus faibles possibles. C'est pourquoi nous avons décidé de fermer les commerces non essentiels", a expliqué le cabinet du ministre. La mesures a été prise par le comité de concertation qui réunit le gouvernement fédéral et les représentants des Communautés et des Régions. "La décision du comité de concertation était de manière générale moins stricte que les propositions du Celeval mais le comité de concertation a maintenu la fermeture des commerces non essentiels", a encore précisé le cabinet de M. Vandenbroucke. Le ministre de la Santé s'est attiré lundi les foudres de nombreux acteurs, notamment politiques, après ses propos sur la fermeture des commerces. Il fallait produire "un choc" dans la population, a-t-il souligné, avant de permettre une réouverture selon des modalités strictes. Dans l'opposition, la N-VA mais aussi le cdH et DéFI se sont insurgés: les centristes ont parlé de "cynisme" tandis que les amarantes déploraient une "infantilisation des citoyens". Dans la majorité, le MR a réclamé des explications. (Belga)