Le texte est une proposition de compromis du PS qu'ont co-signée le MR, l'Open Vld, le CD&V, la N-VA et DéFI. Cette commission sera chargée d'examiner les mesures prises au fédéral sur la façon dont la Belgique s'est préparée à affronter une pandémie, les décisions prises depuis le début de la crise, la gestion du matériel, l'organisation des capacités hospitalières, la disponibilité du dépistage, la chaîne de communication des autorités ou encore les accords passés avec l'industrie pharmaceutique. Elle devra procéder à une concertation régulière avec les commissions spéciales mises en place dans les parlements régionaux. La commission comptera 17 membres et sera assistée par quatre experts. Son rapport est attendu dans les 12 mois qui suivent sa création. En vertu de la clé Dhondt, la présidence reviendra à l'Open Vld. Un fait qui a suscité la mise en garde des écologistes vu les responsabilités importantes exercées par les ministres Maggie De Block et Philippe De Backer dans la gestion de la crise. Le PTB, le sp.a, le Vlaams Belang, Ecolo-Groen et le cdH souhaitaient passer directement à la mise sur pied d'une commission d'enquête, ce qui leur semblait conforme à la tradition en Belgique après une crise de cette ampleur. Les Verts et le sp.a ont toutefois soutenu la mise sur pied de la commission spéciale, au contraire du PTB et du VB qui ont voté contre. Le cdH s'est abstenu. "C'est inexplicable! Essayez d'expliquer à notre population qu'après une telle crise, on ne va pas mettre sur pied une commission d'enquête. On a réussi à mettre sur pied une commission d'enquête sur les tunnels bruxellois mais pas sur l'épidémie de coronavirus", a souligné le chef de groupe, Raoul Hedebouw. "C'est injustifiable et incompréhensible", a renchéri Catherine Fonck (cdH). Selon les centristes, une telle commission reproduira le travail déjà mené en commission de la Santé depuis le début de la crise et qui laisse de nombreuses questions sans réponse. Les signataires de la proposition ont assuré que le travail serait mené avec toute la rigueur requise et que s'il le fallait, le travail se poursuivra en commission d'enquête. "J'ai un peu l'impression que ceux qui font du show ont déjà condamné quelqu'un. Nous allons faire le travail sérieusement. Nous avons une responsabilité par rapport aux habitants de ce pays, aux victimes. Nous allons l'assumer", a expliqué Benoît Piedboeuf (MR). (Belga)

Le texte est une proposition de compromis du PS qu'ont co-signée le MR, l'Open Vld, le CD&V, la N-VA et DéFI. Cette commission sera chargée d'examiner les mesures prises au fédéral sur la façon dont la Belgique s'est préparée à affronter une pandémie, les décisions prises depuis le début de la crise, la gestion du matériel, l'organisation des capacités hospitalières, la disponibilité du dépistage, la chaîne de communication des autorités ou encore les accords passés avec l'industrie pharmaceutique. Elle devra procéder à une concertation régulière avec les commissions spéciales mises en place dans les parlements régionaux. La commission comptera 17 membres et sera assistée par quatre experts. Son rapport est attendu dans les 12 mois qui suivent sa création. En vertu de la clé Dhondt, la présidence reviendra à l'Open Vld. Un fait qui a suscité la mise en garde des écologistes vu les responsabilités importantes exercées par les ministres Maggie De Block et Philippe De Backer dans la gestion de la crise. Le PTB, le sp.a, le Vlaams Belang, Ecolo-Groen et le cdH souhaitaient passer directement à la mise sur pied d'une commission d'enquête, ce qui leur semblait conforme à la tradition en Belgique après une crise de cette ampleur. Les Verts et le sp.a ont toutefois soutenu la mise sur pied de la commission spéciale, au contraire du PTB et du VB qui ont voté contre. Le cdH s'est abstenu. "C'est inexplicable! Essayez d'expliquer à notre population qu'après une telle crise, on ne va pas mettre sur pied une commission d'enquête. On a réussi à mettre sur pied une commission d'enquête sur les tunnels bruxellois mais pas sur l'épidémie de coronavirus", a souligné le chef de groupe, Raoul Hedebouw. "C'est injustifiable et incompréhensible", a renchéri Catherine Fonck (cdH). Selon les centristes, une telle commission reproduira le travail déjà mené en commission de la Santé depuis le début de la crise et qui laisse de nombreuses questions sans réponse. Les signataires de la proposition ont assuré que le travail serait mené avec toute la rigueur requise et que s'il le fallait, le travail se poursuivra en commission d'enquête. "J'ai un peu l'impression que ceux qui font du show ont déjà condamné quelqu'un. Nous allons faire le travail sérieusement. Nous avons une responsabilité par rapport aux habitants de ce pays, aux victimes. Nous allons l'assumer", a expliqué Benoît Piedboeuf (MR). (Belga)