"Ici, à Bergame, ce soir, il y a l'Italie qui a souffert, qui a été blessée, qui a pleuré. Et qui, tout en voulant reprendre le rythme de la vie, sait qu'elle ne peut oublier ce qui s'est passé", a souligné M. Mattarella. Le nouveau coronavirus a fait plus de 6.000 morts dans la province de Bergame. Les images de dizaines de cercueils rassemblés dans l'église du cimetière de la ville et le macabre cortège des camions militaires les transportant avaient fait le tour du monde en mars, témoignant du drame vécu par cette province. Durant la crise sanitaire, en raison des mesures de confinement, les défunts n'avaient pas eu droit à des funérailles. Pour rendre hommage aux victimes, une cérémonie était organisée dimanche soir au cimetière monumental de la ville, en présence du chef de l'Etat et des 324 maires des communes touchées, qui arboraient tous un masque et l'écharpe tricolore. Les proches des victimes n'ont pu être invités, trop nombreux pour garantir la distanciation physique, mais des membres du choeur ont aussi été touchés par le drame. Une minute de silence a été observée. Puis le président Mattarella a déposé une couronne de fleurs au pied du monument funéraire, tandis qu'une jeune bénévole lisait une poésie. "L'épidémie a changé nos vies, laissant des cicatrices indélébiles qui ont changé nos priorités", affirmé M. Matarella. "Des vies arrachées, souvent sans une dernière étreinte, sans un dernier au revoir (...) tous nous conservons des images impossibles à oublier". "Se souvenir signifie réfléchir sérieusement (...) sur ce qui n'a pas fonctionné, les carences du système", mais aussi se rappeler du positif, de "l'extraordinaire disponibilité et humanité" du personnel médical ou des forces de l'ordre, a-t-il souligné. (Belga)

"Ici, à Bergame, ce soir, il y a l'Italie qui a souffert, qui a été blessée, qui a pleuré. Et qui, tout en voulant reprendre le rythme de la vie, sait qu'elle ne peut oublier ce qui s'est passé", a souligné M. Mattarella. Le nouveau coronavirus a fait plus de 6.000 morts dans la province de Bergame. Les images de dizaines de cercueils rassemblés dans l'église du cimetière de la ville et le macabre cortège des camions militaires les transportant avaient fait le tour du monde en mars, témoignant du drame vécu par cette province. Durant la crise sanitaire, en raison des mesures de confinement, les défunts n'avaient pas eu droit à des funérailles. Pour rendre hommage aux victimes, une cérémonie était organisée dimanche soir au cimetière monumental de la ville, en présence du chef de l'Etat et des 324 maires des communes touchées, qui arboraient tous un masque et l'écharpe tricolore. Les proches des victimes n'ont pu être invités, trop nombreux pour garantir la distanciation physique, mais des membres du choeur ont aussi été touchés par le drame. Une minute de silence a été observée. Puis le président Mattarella a déposé une couronne de fleurs au pied du monument funéraire, tandis qu'une jeune bénévole lisait une poésie. "L'épidémie a changé nos vies, laissant des cicatrices indélébiles qui ont changé nos priorités", affirmé M. Matarella. "Des vies arrachées, souvent sans une dernière étreinte, sans un dernier au revoir (...) tous nous conservons des images impossibles à oublier". "Se souvenir signifie réfléchir sérieusement (...) sur ce qui n'a pas fonctionné, les carences du système", mais aussi se rappeler du positif, de "l'extraordinaire disponibilité et humanité" du personnel médical ou des forces de l'ordre, a-t-il souligné. (Belga)