Pour les besoins de l'enquête et déterminer les responsabilités, le procureur de Salt a décidé de les arrêter pour une semaine, a indiqué samedi le procureur général d'Amman dans un communiqué. Ces décès ont suscité une vive émotion dans le pays et la colère du roi Abdallah II, en plein regain de l'épidémie de coronavirus dans le pays. Dimanche en début de soirée, plusieurs centaines de personnes, jeunes pour la plupart, se sont rassemblées devant la mosquée al-Husseini dans le centre-ville d'Amman pour exprimer leur colère après les décès et protester contre l'instauration d'un couvre-feu à 19h00 pour endiguer l'épidémie. Des centaines de personnes s'étaient déjà rassemblées la veille devant l'hôpital. "Nous sommes venus ici pour que les responsables sachent que s'ils commettent des erreurs le peuple ne se taira pas", a affirmé dimanche à l'AFP Abdallah Awad, un journalier de 27 ans. "Nous voulons aussi protester contre le couvre-feu qui nous prive de notre gagne-pain. Comme les commerces ferment tôt, les commerçant n'ont plus besoin de nous", a-t-il ajouté. Des rassemblements ont également eu lieu à Jerash, à Zarqa et à Irbid. Samedi, le roi s'est rendu à l'hôpital de Salt, situé 30 km de la capitale. Selon des images diffusées à la télévision, il a demandé au directeur, Abdel Razak al-Khachman, de démissionner après lui avoir fait part de son mécontentement. D'après le ministre de la Santé, Nazir Obeidat, qui a depuis démissionné, une panne d'alimentation en oxygène s'est produite pendant près d'une heure à l'hôpital et "a vraisemblablement entraîné la mort" de quatre hommes et trois femmes âgés de plus de 40 ans. M. Obeidat été remplacé par le ministre de l'Intérieur, le général Mazen Al-Faraya, en attendant la nomination d'un nouveau titulaire, selon le palais royal. Une réunion extraordinaire du Parlement et du Sénat a eu lieu dimanche. Une commission d'enquête a été formée, a déclaré une source parlementaire à l'AFP. "Dans ces temps difficiles, les institutions ne peuvent tolérer aucune négligence et aucune erreur, en particulier dans les traitements dispensés dans les hôpitaux", avait déclaré samedi le président de la Chambre des députés, Abdelmoneim Saleh. La Jordanie, pays de 10 millions d'habitants qui a lancé sa campagne de vaccination en janvier, a enregistré plus de 464.000 cas d'infection au coronavirus et plus de 5.200 décès. (Belga)

Pour les besoins de l'enquête et déterminer les responsabilités, le procureur de Salt a décidé de les arrêter pour une semaine, a indiqué samedi le procureur général d'Amman dans un communiqué. Ces décès ont suscité une vive émotion dans le pays et la colère du roi Abdallah II, en plein regain de l'épidémie de coronavirus dans le pays. Dimanche en début de soirée, plusieurs centaines de personnes, jeunes pour la plupart, se sont rassemblées devant la mosquée al-Husseini dans le centre-ville d'Amman pour exprimer leur colère après les décès et protester contre l'instauration d'un couvre-feu à 19h00 pour endiguer l'épidémie. Des centaines de personnes s'étaient déjà rassemblées la veille devant l'hôpital. "Nous sommes venus ici pour que les responsables sachent que s'ils commettent des erreurs le peuple ne se taira pas", a affirmé dimanche à l'AFP Abdallah Awad, un journalier de 27 ans. "Nous voulons aussi protester contre le couvre-feu qui nous prive de notre gagne-pain. Comme les commerces ferment tôt, les commerçant n'ont plus besoin de nous", a-t-il ajouté. Des rassemblements ont également eu lieu à Jerash, à Zarqa et à Irbid. Samedi, le roi s'est rendu à l'hôpital de Salt, situé 30 km de la capitale. Selon des images diffusées à la télévision, il a demandé au directeur, Abdel Razak al-Khachman, de démissionner après lui avoir fait part de son mécontentement. D'après le ministre de la Santé, Nazir Obeidat, qui a depuis démissionné, une panne d'alimentation en oxygène s'est produite pendant près d'une heure à l'hôpital et "a vraisemblablement entraîné la mort" de quatre hommes et trois femmes âgés de plus de 40 ans. M. Obeidat été remplacé par le ministre de l'Intérieur, le général Mazen Al-Faraya, en attendant la nomination d'un nouveau titulaire, selon le palais royal. Une réunion extraordinaire du Parlement et du Sénat a eu lieu dimanche. Une commission d'enquête a été formée, a déclaré une source parlementaire à l'AFP. "Dans ces temps difficiles, les institutions ne peuvent tolérer aucune négligence et aucune erreur, en particulier dans les traitements dispensés dans les hôpitaux", avait déclaré samedi le président de la Chambre des députés, Abdelmoneim Saleh. La Jordanie, pays de 10 millions d'habitants qui a lancé sa campagne de vaccination en janvier, a enregistré plus de 464.000 cas d'infection au coronavirus et plus de 5.200 décès. (Belga)