La semaine dernière, le CPAS de Gand a reçu un nombre impressionnant de personnes qui ne font pas partie de sa clientèle habituelle. Rudy Coddens (sp.a), président du CPAS et conseiller communal pour la politique sociale et la réduction de la pauvreté, tire la sonnette d'alarme. Il est encore trop tôt pour évaluer réellement les conséquences de la crise du coronavirus sur les personnes à revenus limités", dit-il. Il est clair, cependant, qu'elles sont souvent touchées à deux reprises : par la crise sanitaire et par les mesures n...

La semaine dernière, le CPAS de Gand a reçu un nombre impressionnant de personnes qui ne font pas partie de sa clientèle habituelle. Rudy Coddens (sp.a), président du CPAS et conseiller communal pour la politique sociale et la réduction de la pauvreté, tire la sonnette d'alarme. Il est encore trop tôt pour évaluer réellement les conséquences de la crise du coronavirus sur les personnes à revenus limités", dit-il. Il est clair, cependant, qu'elles sont souvent touchées à deux reprises : par la crise sanitaire et par les mesures nécessaires pour l'endiguer. Il est déjà frappant de constater que de nombreuses personnes qui n'avaient aucun contact avec le CPAS dans le passé frappent à la porte avec toutes sortes de questions."Qui sont ces personnes? Pour commencer, il y a un grand groupe qui, par le biais du système de chômage technique, retombe à 70 % du salaire minimum, qui est déjà juste au-dessus du seuil de pauvreté. Je suis encore plus préoccupé par ceux qui ne peuvent pas prétendre aux allocations de chômage, comme les stagiaires, les demandeurs d'emploi en formation et les personnes qui travaillent avec des contrats à la journée ou qui ont un emploi flexible. Nous recevons également beaucoup de questions de la part d'étudiants qui subviennent normalement à leurs besoins en faisant un travail étudiant et de free-lances qui ne voient plus arriver de nouvelles missions.En soi, c'est une bonne chose. Personne ne devrait avoir honte de s'adresser au CPAS maintenant. Nous devons tendre la main à aux personnes qui n'ont jamais eu à le faire. Si elles attendent trop longtemps, leurs problèmes ne feront qu'empirer.Les administrations locales peuvent-elles continuer à supporter cette demande d'aide croissante ?Afin de mieux comprendre la question, le CPAS de Gand enregistrera désormais pour chaque nouvelle demande d'aide si les problèmes sont dus à la crise sanitaire ou aux mesures de lutte contre celle-ci. Au fond, chaque CPAS devrait le faire - nous serions alors en mesure d'évaluer l'impact de la crise beaucoup plus rapidement. En outre, j'invite les autorités régionales et fédérales à surveiller la situation afin que nous ne soyons pas confrontés à de douloureuses surprises à l'avenir.Que peuvent faire concrètement les autorités ?Pour les entreprises et les indépendants, elles ont pris des mesures immédiates, ce qui est une bonne chose. Mais elles devront également débloquer des fonds pour aider les personnes qui traversent une période financière difficile. C'est vraiment nécessaire : chaque semaine, plus de gens se retrouvent dans les problèmes. Pour ceux qui sont déjà au bord du précipice, cela pourrait être une catastrophe.