"Ils mettent en danger (...) la relation spéciale entre Tedros et l'Italie", déclare dans un message du 14 mai Ranieri Guerra, qui était l'un des 11 directeurs généraux adjoints de l'Organisation mondiale de la Santé et demeure conseiller spécial du chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les procureurs de Bergame (nord) enquêtent sur la réponse initiale de l'Italie à la pandémie de Covid-19 et soupçonnent ce haut fonctionnaire italien de l'OMS de leur avoir menti. "J'ai été brutal avec les idiots du document de Venise", écrit Ranieri Guerra le 17 mai à un haut responsable italien du ministère de la Santé en référence à l'équipe de Francesco Zambon, auteur principal d'un rapport de l'OMS sur la réaction de l'Italie à la crise, retiré à la hâte par l'agence onusienne. Le document, rédigé par un bureau de l'OMS à Venise, a été publié le 13 mai et retiré le lendemain. L'une de ses conclusions les plus accablantes était que l'Italie disposait d'un plan de préparation aux pandémies obsolète, datant de 2006. Le document qualifiait également la réponse initiale des hôpitaux italiens à l'épidémie d'"improvisée, chaotique et créative", palliant l'absence de directives officielles. "J'ai présenté toutes nos excuses au ministre (italien de la Santé)", ajouté M. Guerra. "A la fin, je suis monté jusqu'à Tedros et j'ai obtenu le retrait du document", écrit-il le 17 mai en référence au directeur général de l'OMS. La ville de Bergame a été l'épicentre de la première vague de coronavirus qui a frappé l'Italie début 2020, et le parquet a ouvert une vaste enquête sur une éventuelle mauvaise gestion de la crise. M. Guerra avait été entendu par les procureurs en novembre après que Francesco Zambon eut déclaré que le document de l'OMS avait été supprimé pour éviter d'embarrasser le gouvernement de Rome. M. Zambon, qui a démissionné de l'OMS le 31 mars, a déclaré à l'AFP que l'organisation avait du mal à résister aux pressions politiques, rappelant les accusations selon lesquelles elle rechignerait à faire pression sur la Chine à propos des origines de la pandémie. (Belga)

"Ils mettent en danger (...) la relation spéciale entre Tedros et l'Italie", déclare dans un message du 14 mai Ranieri Guerra, qui était l'un des 11 directeurs généraux adjoints de l'Organisation mondiale de la Santé et demeure conseiller spécial du chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les procureurs de Bergame (nord) enquêtent sur la réponse initiale de l'Italie à la pandémie de Covid-19 et soupçonnent ce haut fonctionnaire italien de l'OMS de leur avoir menti. "J'ai été brutal avec les idiots du document de Venise", écrit Ranieri Guerra le 17 mai à un haut responsable italien du ministère de la Santé en référence à l'équipe de Francesco Zambon, auteur principal d'un rapport de l'OMS sur la réaction de l'Italie à la crise, retiré à la hâte par l'agence onusienne. Le document, rédigé par un bureau de l'OMS à Venise, a été publié le 13 mai et retiré le lendemain. L'une de ses conclusions les plus accablantes était que l'Italie disposait d'un plan de préparation aux pandémies obsolète, datant de 2006. Le document qualifiait également la réponse initiale des hôpitaux italiens à l'épidémie d'"improvisée, chaotique et créative", palliant l'absence de directives officielles. "J'ai présenté toutes nos excuses au ministre (italien de la Santé)", ajouté M. Guerra. "A la fin, je suis monté jusqu'à Tedros et j'ai obtenu le retrait du document", écrit-il le 17 mai en référence au directeur général de l'OMS. La ville de Bergame a été l'épicentre de la première vague de coronavirus qui a frappé l'Italie début 2020, et le parquet a ouvert une vaste enquête sur une éventuelle mauvaise gestion de la crise. M. Guerra avait été entendu par les procureurs en novembre après que Francesco Zambon eut déclaré que le document de l'OMS avait été supprimé pour éviter d'embarrasser le gouvernement de Rome. M. Zambon, qui a démissionné de l'OMS le 31 mars, a déclaré à l'AFP que l'organisation avait du mal à résister aux pressions politiques, rappelant les accusations selon lesquelles elle rechignerait à faire pression sur la Chine à propos des origines de la pandémie. (Belga)