Les Etats membres de la zone euro se sont mis d'accord pour un fonds d'urgence de plus de 500 milliards d'euros à destination des pays en difficulté. Le déclenchement des aides dans le cadre de la lutte contre la pandémie ne prévoit pas les conditions drastiques du MES, tel qu'il avait été imaginé au moment de la crise de la dette de la Grèce à qui des mesures de rigueur économique avaient été imposées. Mais en Italie, qui apparaît en première ligne pour l'utiliser, les souverainistes accusent depuis plusieurs jours le gouvernement de Giuseppe Conte de prendre le risque de brader la souveraineté nationale s'il l'utilisait. "Il faudra attendre avant de décider si cette nouvelle ligne de crédit sera liée à des mécanismes et procédures différents de ceux d'origine. Si ce nouvel instrument financier présentera des caractéristiques effectivement différentes du MES comme utilisé jusqu'à présent", explique dans un post sur Facebook M. Conte, qui dirige une coalition antisystème et centre gauche. Une décision sera prise quand il sera clairement établi "si cette ligne de crédit pose des conditions, lesquelles, et alors seulement nous pourrons discuter pour savoir si ce règlement est conforme à notre intérêt national", conclut-il, dans ce contexte de tensions politiques. "Cette discussion devra avoir lieu de manière publique et transparente, devant le Parlement, qui aura le dernier mot", promet-il. S'il a signé cet accord, son gouvernement juge insuffisant ce fonds d'urgence, appelant ses partenaires à trouver des solutions "innovantes", notamment une mutualisation des dettes sous la forme de "coronabonds", des emprunts européens communs. Mais ceux-ci sont refusés par les Etats du nord de l'Europe, alors que la dette publique italienne devrait croître à 155,5% du PIB en 2020 (contre 134,8% en 2018 et 2019). "Avant de dire si un financement convient ou non à mon pays, je veux d'abord me battre pour qu'il n'ait pas de conditions vexatoires d'aucun type", a-t-il encore affirmé, mettant en garde contre "un débat qui risque de diviser l'Italie toute entière". Jusqu'alors plutôt silencieuse durant la crise du coronavirus, l'extrême droite italienne, Ligue de Matteo Salvini en tête, a récemment violemment attaqué Giuseppe Conte pour avoir accepté de signer un accord européen incluant le MES - et ce, même si celui-ci ne prévoit pas de conditions. (Belga)

Les Etats membres de la zone euro se sont mis d'accord pour un fonds d'urgence de plus de 500 milliards d'euros à destination des pays en difficulté. Le déclenchement des aides dans le cadre de la lutte contre la pandémie ne prévoit pas les conditions drastiques du MES, tel qu'il avait été imaginé au moment de la crise de la dette de la Grèce à qui des mesures de rigueur économique avaient été imposées. Mais en Italie, qui apparaît en première ligne pour l'utiliser, les souverainistes accusent depuis plusieurs jours le gouvernement de Giuseppe Conte de prendre le risque de brader la souveraineté nationale s'il l'utilisait. "Il faudra attendre avant de décider si cette nouvelle ligne de crédit sera liée à des mécanismes et procédures différents de ceux d'origine. Si ce nouvel instrument financier présentera des caractéristiques effectivement différentes du MES comme utilisé jusqu'à présent", explique dans un post sur Facebook M. Conte, qui dirige une coalition antisystème et centre gauche. Une décision sera prise quand il sera clairement établi "si cette ligne de crédit pose des conditions, lesquelles, et alors seulement nous pourrons discuter pour savoir si ce règlement est conforme à notre intérêt national", conclut-il, dans ce contexte de tensions politiques. "Cette discussion devra avoir lieu de manière publique et transparente, devant le Parlement, qui aura le dernier mot", promet-il. S'il a signé cet accord, son gouvernement juge insuffisant ce fonds d'urgence, appelant ses partenaires à trouver des solutions "innovantes", notamment une mutualisation des dettes sous la forme de "coronabonds", des emprunts européens communs. Mais ceux-ci sont refusés par les Etats du nord de l'Europe, alors que la dette publique italienne devrait croître à 155,5% du PIB en 2020 (contre 134,8% en 2018 et 2019). "Avant de dire si un financement convient ou non à mon pays, je veux d'abord me battre pour qu'il n'ait pas de conditions vexatoires d'aucun type", a-t-il encore affirmé, mettant en garde contre "un débat qui risque de diviser l'Italie toute entière". Jusqu'alors plutôt silencieuse durant la crise du coronavirus, l'extrême droite italienne, Ligue de Matteo Salvini en tête, a récemment violemment attaqué Giuseppe Conte pour avoir accepté de signer un accord européen incluant le MES - et ce, même si celui-ci ne prévoit pas de conditions. (Belga)