"Je pense que nous partageons les mêmes objectifs et j'espère que nous pouvons trouver des moyens de travailler ensemble", a déclaré M. Pompeo à la presse avant de quitter Sotchi (sud de la Russie). Il a affirmé que le président russe "comprend que les Etats-Unis vont être en pointe" de ce processus. Fin avril, Kim Jong Un a été longuement reçu par Vladimir Poutine à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe. La rencontre, qui a permis à Pyongyang de renouer au plus haut niveau avec son allié de la Guerre froide, a été "amicale", s'était félicitée l'agence nord-coréenne KCNA. Le compte-rendu de cette rencontre par la Corée du Nord contraste singulièrement avec celui du sommet de Hanoï avec Donald Trump en février qui s'est soldé sur un constat d'échec. Les Etats-Unis y ont "adopté une attitude unilatérale de mauvaise foi", avait assuré le dirigeant nord-coréen à à son homologue russe, selon KCNA. A Hanoï, théâtre du deuxième sommet Trump-Kim, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) était prête à faire. (Belga)