La fin de la 26e conférence des Nations unies sur les changements climatiques a connu un petit coup de théâtre quand le représentant de l'Inde a vertement critiqué en plénière le dernier texte de compromis sur la table, certes critiqué par de nombreux pays mais perçu par d'aucuns comme un compromis suffisamment équilibré et acceptable. Le délégué indien a plus particulièrement défendu le droit à un "usage responsable" des énergies fossiles, alors que le projet de décision appelait à accélérer les efforts pour mettre fin ('phase out") au charbon et aux subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Une position également défendue par l'Iran. Après une suspension de la plénière et d'intenses tractations, notamment entre le président de la COP26, Alok Sharma et les négociateurs chinois et indiens, il a finalement été décidé de changer en dernière minute un mot du projet de décision, la fin progressive du charbon ("phase out") en réduction de son utilisation ("'phase down"). Un changement de dernière minute qui a provoqué l'ire de la Suisse, pour l'Environmental Integrity Group (EIG), mais aussi de l'Union européenne et de plusieurs Etats insulaires, comme les Iles Marshall ou Fidji. "Nous exprimons notre profonde désapprobation face à cette formulation affaiblie", s'est insurgée la conseillère fédérale suisse Simonetta Sommaruga, dénonçant la man?uvre de dernière minute et la manière peu transparente avec laquelle le texte a été modifié. Son intervention courroucée a été saluée par des applaudissements nourris. "La richesse de l'Europe s'est construite sur le charbon mais nous savons que le charbon n'a pas d'avenir. L'Union européenne est déterminée à travailler, avec ses partenaires, à la sortie du charbon", a martelé, pour l'UE, le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans. "C'est une déception mais cela ne doit pas nous arrêter". Le président de la COP26 a ensuite pris la parole pour présenter ses excuses sur la manière dont le texte avait été modifié in extremis. "Je suis profondément désolé", a-t-il dit, avant de marquer un temps d'arrêt, ému aux larmes. Alok Sharma a cependant très vite repris ses esprits, sous les applaudissements, avant de marquer, d'un coup de marteau, l'adoption des différents textes âprement négociés... (Belga)

La fin de la 26e conférence des Nations unies sur les changements climatiques a connu un petit coup de théâtre quand le représentant de l'Inde a vertement critiqué en plénière le dernier texte de compromis sur la table, certes critiqué par de nombreux pays mais perçu par d'aucuns comme un compromis suffisamment équilibré et acceptable. Le délégué indien a plus particulièrement défendu le droit à un "usage responsable" des énergies fossiles, alors que le projet de décision appelait à accélérer les efforts pour mettre fin ('phase out") au charbon et aux subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Une position également défendue par l'Iran. Après une suspension de la plénière et d'intenses tractations, notamment entre le président de la COP26, Alok Sharma et les négociateurs chinois et indiens, il a finalement été décidé de changer en dernière minute un mot du projet de décision, la fin progressive du charbon ("phase out") en réduction de son utilisation ("'phase down"). Un changement de dernière minute qui a provoqué l'ire de la Suisse, pour l'Environmental Integrity Group (EIG), mais aussi de l'Union européenne et de plusieurs Etats insulaires, comme les Iles Marshall ou Fidji. "Nous exprimons notre profonde désapprobation face à cette formulation affaiblie", s'est insurgée la conseillère fédérale suisse Simonetta Sommaruga, dénonçant la man?uvre de dernière minute et la manière peu transparente avec laquelle le texte a été modifié. Son intervention courroucée a été saluée par des applaudissements nourris. "La richesse de l'Europe s'est construite sur le charbon mais nous savons que le charbon n'a pas d'avenir. L'Union européenne est déterminée à travailler, avec ses partenaires, à la sortie du charbon", a martelé, pour l'UE, le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans. "C'est une déception mais cela ne doit pas nous arrêter". Le président de la COP26 a ensuite pris la parole pour présenter ses excuses sur la manière dont le texte avait été modifié in extremis. "Je suis profondément désolé", a-t-il dit, avant de marquer un temps d'arrêt, ému aux larmes. Alok Sharma a cependant très vite repris ses esprits, sous les applaudissements, avant de marquer, d'un coup de marteau, l'adoption des différents textes âprement négociés... (Belga)