La ministre de l'Environnement, Marie-Christine Marghem, avait annoncé auparavant fait état d'un montant de 80 millions mais celui-ci n'intégrait pas une contribution supplémentaire. Lors d'un Sommet spécial de l'ONU sur le Climat en septembre, le Premier ministre en affaires courantes de l'époque, Charles Michel, avait annoncé qu'il proposerait au Parlement de doubler la contribution fédérale à la lutte contre le changement climatique. Donnant suite à cette proposition, la Chambre a approuvé fin octobre une résolution demandant au gouvernement de doubler sa contribution au Green Climate Fund onusien à partir de 2020, tout en s'assurant que cette "opération soit neutre budgétairement". Dans la foulée, la Chambre a approuvé jeudi, à une très large majorité, une proposition de résolution qui définit les priorités que défendra la Belgique lors de la Conférence Climat de Madrid (COP25) le mois prochain. Seuls le PTB et le Vlaams Belang se sont abstenus. Le texte a été initié par le député Michel De Maegd (MR) et amendé par les socialistes, les écologistes, les libéraux et le CD&V. Il insiste sur la place centrale occupée par le rapport spécial du GIEC sur les conséquences du réchauffement climatique qui est considéré comme "l'évaluation scientifique la plus complète et la plus récente des scénarios d'atténuation conformes à l'accord de Paris". Il pose également pour principe que les mesures prises dans ce cadre doivent être "socialement justes et soutenues par la population et tous les acteurs pertinents de la société". Une grande partie de la résolution concerne l'échelon européen. Il est par exemple demandé au gouvernement fédéral de plaider au sein de la délégation européenne à la COP25 pour une "position ambitieuse d'action européenne" et d'être le moteur "du rassemblement des Etats autour de la question climatique". Le texte met aussi en avant l'importance d'un "Green Deal européen". Le secteur de l'aviation est visé. La résolution plaide pour un débat européen sur la taxation du kérosène et souhaite que des alternatives durables au transport aérien continental soient favorisée, notamment par un réseau ferroviaire performant et le redéploiement des trains de nuit. Le document envisage également la possibilité d'une taxe d'ajustement aux frontières de l'Europe visant les biens produits dans des pays qui n'ont pas les mêmes exigences climatiques que le continent. (Belga)

La ministre de l'Environnement, Marie-Christine Marghem, avait annoncé auparavant fait état d'un montant de 80 millions mais celui-ci n'intégrait pas une contribution supplémentaire. Lors d'un Sommet spécial de l'ONU sur le Climat en septembre, le Premier ministre en affaires courantes de l'époque, Charles Michel, avait annoncé qu'il proposerait au Parlement de doubler la contribution fédérale à la lutte contre le changement climatique. Donnant suite à cette proposition, la Chambre a approuvé fin octobre une résolution demandant au gouvernement de doubler sa contribution au Green Climate Fund onusien à partir de 2020, tout en s'assurant que cette "opération soit neutre budgétairement". Dans la foulée, la Chambre a approuvé jeudi, à une très large majorité, une proposition de résolution qui définit les priorités que défendra la Belgique lors de la Conférence Climat de Madrid (COP25) le mois prochain. Seuls le PTB et le Vlaams Belang se sont abstenus. Le texte a été initié par le député Michel De Maegd (MR) et amendé par les socialistes, les écologistes, les libéraux et le CD&V. Il insiste sur la place centrale occupée par le rapport spécial du GIEC sur les conséquences du réchauffement climatique qui est considéré comme "l'évaluation scientifique la plus complète et la plus récente des scénarios d'atténuation conformes à l'accord de Paris". Il pose également pour principe que les mesures prises dans ce cadre doivent être "socialement justes et soutenues par la population et tous les acteurs pertinents de la société". Une grande partie de la résolution concerne l'échelon européen. Il est par exemple demandé au gouvernement fédéral de plaider au sein de la délégation européenne à la COP25 pour une "position ambitieuse d'action européenne" et d'être le moteur "du rassemblement des Etats autour de la question climatique". Le texte met aussi en avant l'importance d'un "Green Deal européen". Le secteur de l'aviation est visé. La résolution plaide pour un débat européen sur la taxation du kérosène et souhaite que des alternatives durables au transport aérien continental soient favorisée, notamment par un réseau ferroviaire performant et le redéploiement des trains de nuit. Le document envisage également la possibilité d'une taxe d'ajustement aux frontières de l'Europe visant les biens produits dans des pays qui n'ont pas les mêmes exigences climatiques que le continent. (Belga)