La 25e conférence de l'Onu sur le climat (COP25) a débuté le 2 décembre et devait initialement s'achever ce vendredi 13. Mais comme beaucoup de COP avant elle, la COP25 joue les prolongations. "Certains points ont progressé plus que d'autres mais il y a un optimisme général sur le fait que certaines pistes d'atterrissage commencent à apparaître", a indiqué la présidence chilienne de la COP25 lors d'une conférence de presse en début de soirée. Les négociations, particulièrement techniques, portent notamment sur la mise en ?uvre de l'article 6 de l'accord de Paris prévoyant des mécanismes de marché des crédits carbone. Schématiquement, il s'agit de permettre à un État A d'acheter des crédits carbone découlant d'un projet de réduction d'émissions de CO2 dans un pays B et de les utiliser pour atteindre ses propres objectifs climatiques. Les États les plus ambitieux et l'Union européenne veulent mettre en place une architecture solide qui évite les doubles comptages (qui verraient à la fois le pays A et le pays B comptabiliser les crédits carbone liés au même projet, ce que défend presque seul contre tous le Brésil), garantit la transparence et permet in fine d'augmenter les efforts, et leur efficacité, de réduction des émissions de CO2. Mais des États comme les USA, qui risquent de quitter l'accord de Paris l'an prochain, l'Australie et le Brésil ont été accusés de ne pas faciliter la discussion autour de cet article 6. Les ONG redoutent que des mécanismes de marché trop laxistes ne mettent en péril l'ensemble de l'accord de Paris, dont l'objectif principal est de limiter bien en-deça de 2°C et idéalement à 1,5°C le réchauffement mondial. Le financement climatique en faveur des pays du sud est à nouveau un fil rouge des négociations, selon la présidence chilienne de la COP25. Les pays en voie de développement accusent les pays développés de ne pas en faire assez. L'accord de Paris prévoit à ce sujet que les pays en voie de développement bénéficieront dès 2020 d'une enveloppe de 100 milliards de dollars par an de financement climatique, un montant qui sera revu à la hausse à partir de 2025. Du côté belge, le ministre bruxellois du climat, Alain Maron, était encore présent vendredi soir à Madrid. (Belga)

La 25e conférence de l'Onu sur le climat (COP25) a débuté le 2 décembre et devait initialement s'achever ce vendredi 13. Mais comme beaucoup de COP avant elle, la COP25 joue les prolongations. "Certains points ont progressé plus que d'autres mais il y a un optimisme général sur le fait que certaines pistes d'atterrissage commencent à apparaître", a indiqué la présidence chilienne de la COP25 lors d'une conférence de presse en début de soirée. Les négociations, particulièrement techniques, portent notamment sur la mise en ?uvre de l'article 6 de l'accord de Paris prévoyant des mécanismes de marché des crédits carbone. Schématiquement, il s'agit de permettre à un État A d'acheter des crédits carbone découlant d'un projet de réduction d'émissions de CO2 dans un pays B et de les utiliser pour atteindre ses propres objectifs climatiques. Les États les plus ambitieux et l'Union européenne veulent mettre en place une architecture solide qui évite les doubles comptages (qui verraient à la fois le pays A et le pays B comptabiliser les crédits carbone liés au même projet, ce que défend presque seul contre tous le Brésil), garantit la transparence et permet in fine d'augmenter les efforts, et leur efficacité, de réduction des émissions de CO2. Mais des États comme les USA, qui risquent de quitter l'accord de Paris l'an prochain, l'Australie et le Brésil ont été accusés de ne pas faciliter la discussion autour de cet article 6. Les ONG redoutent que des mécanismes de marché trop laxistes ne mettent en péril l'ensemble de l'accord de Paris, dont l'objectif principal est de limiter bien en-deça de 2°C et idéalement à 1,5°C le réchauffement mondial. Le financement climatique en faveur des pays du sud est à nouveau un fil rouge des négociations, selon la présidence chilienne de la COP25. Les pays en voie de développement accusent les pays développés de ne pas en faire assez. L'accord de Paris prévoit à ce sujet que les pays en voie de développement bénéficieront dès 2020 d'une enveloppe de 100 milliards de dollars par an de financement climatique, un montant qui sera revu à la hausse à partir de 2025. Du côté belge, le ministre bruxellois du climat, Alain Maron, était encore présent vendredi soir à Madrid. (Belga)