"Le Protocole de Kyoto, premier traité international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et dont on célèbre le 20e anniversaire le mois prochain, reste un vecteur essentiel pour réduire immédiatement et de manière beaucoup plus rapide les émissions des pays développés", a notamment déclaré M. Guterres, dont "le message clair" à la COP23, selon un communiqué de l'ONU changements climatiques, "a été soutenu de façon très concrète par la Belgique, la Suède, l'Allemagne et l'Espagne, derniers pays à ratifier l'amendement de Doha qui met en place la deuxième période d'engagement au titre du protocole". L'amendement de Doha, adopté en décembre 2012, soumet les pays développés à des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour la période 2013-2020, la seconde période d'engagement sous le protocole de Kyoto après 2008-2012. L'après 2020 est quant à lui couvert par l'Accord de Paris, conclu fin 2015 et entré en vigueur en novembre 2016. Pour la Belgique, l'amendement de Doha prévoit une réduction des émissions de GES de 18% en 2020 par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto, après un objectif de -5% pour 2012. L'amendement n'est toutefois pas encore entré en vigueur, faute d'un nombre suffisant de ratifications. 144 ratifications sont nécessaires alors que seulement 88 pays sur 192 signataires l'ont fait jusqu'à présent. La Belgique a déposé son instrument de ratification mardi auprès des Nations unies en compagnie de l'Allemagne, hôte de la COP23, de la Suède et de l'Espagne. Une ratification saluée par plusieurs ONG présentes à la COP23. "L'Europe était réellement à la traîne dans ce processus. En ratifiant avec l'Allemagne, la Suède et l'Espagne, la Belgique envoie un signal fort: l'Europe ne peut pas indéfiniment attendre les pays les moins volontaristes tels que la Pologne", a réagi Noé Lecocq, chargé de mission climat et Énergie à Inter-Environnement Wallonie. "Nous encourageons la Belgique à oser plus souvent défendre l'ambition climatique au niveau européen, c'est particulièrement important pour les objectifs 2030 actuellement discutés." Pour Véronique Rigot, du CNCD-11.11.11, "force est de constater qu'il n'y a pas le même engouement pour ratifier cet amendement au protocole de Kyoto que pour l'accord de Paris". "Cela aurait été un signal plus fort si l'UE avait pu ratifier d'une seule voix. Mais faute d'y parvenir, certains États ont choisi de se montrer de bonne volonté. C'est le cas de la Belgique et on ne peut que s'en féliciter", ajoute-t-elle, qualifiant la ratification de "signal positif" visant à remettre de la confiance dans les négociations. "Cependant, on sait que ce ne sera pas suffisant s'il n'y a pas d'avancées en parallèle sur la principale demande du monde en développement: le financement climat." Enfin, Brigitte Gloire, d'Oxfam Solidarité, perçoit "un bon signal de la Belgique". "Mais cela ne sera utile que si on traduit en actes en Belgique les annonces faites ici à Bonn. Par exemple, en arrêtant le soutien aux voitures de société ou le recyclage des aides publiques au développement en financement climat." (Belga)

"Le Protocole de Kyoto, premier traité international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et dont on célèbre le 20e anniversaire le mois prochain, reste un vecteur essentiel pour réduire immédiatement et de manière beaucoup plus rapide les émissions des pays développés", a notamment déclaré M. Guterres, dont "le message clair" à la COP23, selon un communiqué de l'ONU changements climatiques, "a été soutenu de façon très concrète par la Belgique, la Suède, l'Allemagne et l'Espagne, derniers pays à ratifier l'amendement de Doha qui met en place la deuxième période d'engagement au titre du protocole". L'amendement de Doha, adopté en décembre 2012, soumet les pays développés à des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour la période 2013-2020, la seconde période d'engagement sous le protocole de Kyoto après 2008-2012. L'après 2020 est quant à lui couvert par l'Accord de Paris, conclu fin 2015 et entré en vigueur en novembre 2016. Pour la Belgique, l'amendement de Doha prévoit une réduction des émissions de GES de 18% en 2020 par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto, après un objectif de -5% pour 2012. L'amendement n'est toutefois pas encore entré en vigueur, faute d'un nombre suffisant de ratifications. 144 ratifications sont nécessaires alors que seulement 88 pays sur 192 signataires l'ont fait jusqu'à présent. La Belgique a déposé son instrument de ratification mardi auprès des Nations unies en compagnie de l'Allemagne, hôte de la COP23, de la Suède et de l'Espagne. Une ratification saluée par plusieurs ONG présentes à la COP23. "L'Europe était réellement à la traîne dans ce processus. En ratifiant avec l'Allemagne, la Suède et l'Espagne, la Belgique envoie un signal fort: l'Europe ne peut pas indéfiniment attendre les pays les moins volontaristes tels que la Pologne", a réagi Noé Lecocq, chargé de mission climat et Énergie à Inter-Environnement Wallonie. "Nous encourageons la Belgique à oser plus souvent défendre l'ambition climatique au niveau européen, c'est particulièrement important pour les objectifs 2030 actuellement discutés." Pour Véronique Rigot, du CNCD-11.11.11, "force est de constater qu'il n'y a pas le même engouement pour ratifier cet amendement au protocole de Kyoto que pour l'accord de Paris". "Cela aurait été un signal plus fort si l'UE avait pu ratifier d'une seule voix. Mais faute d'y parvenir, certains États ont choisi de se montrer de bonne volonté. C'est le cas de la Belgique et on ne peut que s'en féliciter", ajoute-t-elle, qualifiant la ratification de "signal positif" visant à remettre de la confiance dans les négociations. "Cependant, on sait que ce ne sera pas suffisant s'il n'y a pas d'avancées en parallèle sur la principale demande du monde en développement: le financement climat." Enfin, Brigitte Gloire, d'Oxfam Solidarité, perçoit "un bon signal de la Belgique". "Mais cela ne sera utile que si on traduit en actes en Belgique les annonces faites ici à Bonn. Par exemple, en arrêtant le soutien aux voitures de société ou le recyclage des aides publiques au développement en financement climat." (Belga)