"Les pays développés doivent encore pleinement répondre à l'appel des pays en développement à un soutien accru en matière de financement, de technologies et de renforcement des capacités, sans lesquels ils ne peuvent pas verdir leurs économies et renforcer leur résilience aux changements climatiques", souligne Patricia Espinosa. Celle-ci constate que "les pays grands émetteurs (de gaz à effet de serre, NDLR) n'ont pas envoyé un signal suffisamment clair qu'ils sont prêts à améliorer leurs stratégies climatiques et à augmenter leur ambition par le biais des contributions déterminées au niveau national qu'ils soumettront l'an prochain". Quatre jours après la fin de la COP25, dont les négociations se sont éternisées, au point d'en faire la plus longue COP de l'histoire, la secrétaire exécutive de l'UNFCCC (la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) juge "important de conduire une évaluation honnête et réaliste sur ce qui s'est passé", afin que des mesures appropriées puissent être prises par la communauté internationale dans la conduite l'année prochaine des négociations internationales sur le réchauffement climatique. "Nous devons être clairs: la conférence n'a pas donné lieu à un accord sur les lignes directrices pour un marché du carbone indispensable", un élément pourtant essentiel afin d'augmenter l'ambition, en exploitant le potentiel du secteur privé et en générant des financements pour l'adaptation aux changements climatiques, déplore encore Mme Espinosa. Cette dernière souligne les (maigres) acquis de la COP25, qui s'est tenue à Madrid sous présidence chilienne: l'affirmation par les gouvernements de la nécessité d'une ambition revue à la hausse, l'attention apportée aux océans et à l'agriculture, le plan d'action sur le genre... En outre, un groupe de pays, de régions -parmi lesquelles la Wallonie et Bruxelles-, de villes, d'entreprises et d'investisseurs ont annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, dans le cadre de la "Climate Ambition Alliance" initiée par le Chili. Dans ce même cadre, 114 pays ont annoncé leur intention de soumettre l'an prochain des contributions nationales revues à la hausse. Mais aucun des principaux émetteurs (USA, Chine, Inde) ne figurent parmi ces États. On sait l'importance d'une ambition revue à la hausse alors que les engagements pris jusqu'ici, pour autant qu'ils soient tenus, mènent la planète vers un réchauffement de +3°C d'ici la fin du siècle. "Alors que nous nous dirigeons vers la COP26 à Glasgow (prévue en novembre 2020, NDLR), nous devons être unis et travailler dans un véritable esprit de multilatéralisme inclusif pour réaliser les promesses de l'accord de Paris et de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques", conclut Patricia Espinosa. Le principal objectif de l'accord de Paris est de contenir la hausse du mercure bien en-deça de 2°C et si possible à +1,5°C. (Belga)

"Les pays développés doivent encore pleinement répondre à l'appel des pays en développement à un soutien accru en matière de financement, de technologies et de renforcement des capacités, sans lesquels ils ne peuvent pas verdir leurs économies et renforcer leur résilience aux changements climatiques", souligne Patricia Espinosa. Celle-ci constate que "les pays grands émetteurs (de gaz à effet de serre, NDLR) n'ont pas envoyé un signal suffisamment clair qu'ils sont prêts à améliorer leurs stratégies climatiques et à augmenter leur ambition par le biais des contributions déterminées au niveau national qu'ils soumettront l'an prochain". Quatre jours après la fin de la COP25, dont les négociations se sont éternisées, au point d'en faire la plus longue COP de l'histoire, la secrétaire exécutive de l'UNFCCC (la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) juge "important de conduire une évaluation honnête et réaliste sur ce qui s'est passé", afin que des mesures appropriées puissent être prises par la communauté internationale dans la conduite l'année prochaine des négociations internationales sur le réchauffement climatique. "Nous devons être clairs: la conférence n'a pas donné lieu à un accord sur les lignes directrices pour un marché du carbone indispensable", un élément pourtant essentiel afin d'augmenter l'ambition, en exploitant le potentiel du secteur privé et en générant des financements pour l'adaptation aux changements climatiques, déplore encore Mme Espinosa. Cette dernière souligne les (maigres) acquis de la COP25, qui s'est tenue à Madrid sous présidence chilienne: l'affirmation par les gouvernements de la nécessité d'une ambition revue à la hausse, l'attention apportée aux océans et à l'agriculture, le plan d'action sur le genre... En outre, un groupe de pays, de régions -parmi lesquelles la Wallonie et Bruxelles-, de villes, d'entreprises et d'investisseurs ont annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, dans le cadre de la "Climate Ambition Alliance" initiée par le Chili. Dans ce même cadre, 114 pays ont annoncé leur intention de soumettre l'an prochain des contributions nationales revues à la hausse. Mais aucun des principaux émetteurs (USA, Chine, Inde) ne figurent parmi ces États. On sait l'importance d'une ambition revue à la hausse alors que les engagements pris jusqu'ici, pour autant qu'ils soient tenus, mènent la planète vers un réchauffement de +3°C d'ici la fin du siècle. "Alors que nous nous dirigeons vers la COP26 à Glasgow (prévue en novembre 2020, NDLR), nous devons être unis et travailler dans un véritable esprit de multilatéralisme inclusif pour réaliser les promesses de l'accord de Paris et de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques", conclut Patricia Espinosa. Le principal objectif de l'accord de Paris est de contenir la hausse du mercure bien en-deça de 2°C et si possible à +1,5°C. (Belga)