"L'année écoulée nous a éprouvés. Le monde est apparu très différent en 2016", a souligné le président des nationalistes flamands, qui a dit comprendre l'inquiétude croissante au sein de la population. Bart De Wever prétend que son parti - contrairement à d'autres - a toujours pris ces motifs d'angoisse au sérieux. "Nous osons faire primer l'intérêt général et aller de l'avant de manière rationnelle, même lorsque les slogans et critiques se font assourdissants. On ne nous donne souvent que raison par après et nous n'aurons probablement pas droit à un doctorat d'honneur, mais cela ne nous blesse pas", a-t-il dit, dans une allusion au titre remis jeudi à la chancelière Angela Merkel par les universités de Louvain et Gand pour sa gestion de la crise des migrants et sa formule "Wir schaffen das" ("Nous y arriverons", NDLR). Concernant l'année à venir, M. De Wever a admis que le budget de la coalition fédérale restait un "gros souci". "Nous sommes prêts à entamer les discussions avec nos partenaires pour parvenir à un accord, mais notre point de départ reste le même: la solution ne viendra pas des impôts mais des économies." Les nationalistes flamands continueront à se battre pour une réforme de l'impôt des sociétés, un motif de blocage au sein du gouvernement. "Le contenu de cette réforme a entre-temps été salué par presque tout le monde. La faire appliquer est donc l'une de nos bonnes résolutions pour la nouvelle année." Enfin, M. De Wever a conclu par une inévitable saillie à l'adresse du PS. Il a notamment fustigé le plaidoyer des socialistes pour une semaine de quatre jours, la stratégie du "acheter wallon" (en français, NDLR) et la "résistance de façade" contre l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada. "Des petites mascarades, des numéros", selon lui. "Monsieur Magnette, vous pouvez être perçu dans les médias et par la gauche comme un grand héros, mais les faits plaident contre vous." Le coup d'envoi de la fête a cette année été donné, derrière les platines, par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, qui succédait dans ce rôle à Theo Francken. Les premiers titres à résonner dans la salle furent 'Hey Brother' d'Avicii, 'The Greatest' de SIA et 'Freedom' de Pharell. (Belga)

"L'année écoulée nous a éprouvés. Le monde est apparu très différent en 2016", a souligné le président des nationalistes flamands, qui a dit comprendre l'inquiétude croissante au sein de la population. Bart De Wever prétend que son parti - contrairement à d'autres - a toujours pris ces motifs d'angoisse au sérieux. "Nous osons faire primer l'intérêt général et aller de l'avant de manière rationnelle, même lorsque les slogans et critiques se font assourdissants. On ne nous donne souvent que raison par après et nous n'aurons probablement pas droit à un doctorat d'honneur, mais cela ne nous blesse pas", a-t-il dit, dans une allusion au titre remis jeudi à la chancelière Angela Merkel par les universités de Louvain et Gand pour sa gestion de la crise des migrants et sa formule "Wir schaffen das" ("Nous y arriverons", NDLR). Concernant l'année à venir, M. De Wever a admis que le budget de la coalition fédérale restait un "gros souci". "Nous sommes prêts à entamer les discussions avec nos partenaires pour parvenir à un accord, mais notre point de départ reste le même: la solution ne viendra pas des impôts mais des économies." Les nationalistes flamands continueront à se battre pour une réforme de l'impôt des sociétés, un motif de blocage au sein du gouvernement. "Le contenu de cette réforme a entre-temps été salué par presque tout le monde. La faire appliquer est donc l'une de nos bonnes résolutions pour la nouvelle année." Enfin, M. De Wever a conclu par une inévitable saillie à l'adresse du PS. Il a notamment fustigé le plaidoyer des socialistes pour une semaine de quatre jours, la stratégie du "acheter wallon" (en français, NDLR) et la "résistance de façade" contre l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada. "Des petites mascarades, des numéros", selon lui. "Monsieur Magnette, vous pouvez être perçu dans les médias et par la gauche comme un grand héros, mais les faits plaident contre vous." Le coup d'envoi de la fête a cette année été donné, derrière les platines, par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, qui succédait dans ce rôle à Theo Francken. Les premiers titres à résonner dans la salle furent 'Hey Brother' d'Avicii, 'The Greatest' de SIA et 'Freedom' de Pharell. (Belga)