Au moins 47 autres manifestants ont été blessés dans ces affrontements qui ont duré toute la nuit et jusque tôt le matin, ont ajouté ces sources. Depuis près de deux mois, l'Irak, deuxième producteur de l'Opep, est en proie à son premier mouvement de contestation spontané depuis la chute en 2003 du dictateur Saddam Hussein dans la foulée de l'invasion américaine. Et à sa crise sociale la plus meurtrière avec près de 350 morts, en grande majorité des manifestants. Les protestataires réclament une refonte du système politique et un renouvellement complet d'une classe dirigeante qu'ils jugent corrompue et incompétente et s'en prennent également au grand voisin iranien qu'ils accusent de tirer les ficelles chez eux. Dimanche, une nouvelle fois, c'est une annonce gouvernementale qui a suscité ce regain de mobilisation: le ministère de l'Éducation avait décrété que ce premier jour de la semaine en Irak, devait marquer la fin de près d'un mois sans école dans de nombreuses villes du sud. Mais à l'heure de l'ouverture, dimanche matin à Nassiriya, aucune école n'avait ouvert, a constaté un correspondant de l'AFP. En outre, la plupart des administrations publiques étaient bloquées par des piquets de grève de manifestants qui depuis plusieurs semaines placardent sur les portes et les murs d'enceinte des bâtiments officiels des affiches proclamant: "Fermé sur ordre du peuple". En outre, la ville, foyer historique de révolte en Irak à 300 kilomètres au sud de Bagdad, était coupée en deux: les manifestants brûlaient des pneus sur les cinq ponts enjambant l'Euphrate qui la traverse, a rapporté un correspondant de l'AFP. (Belga)

Au moins 47 autres manifestants ont été blessés dans ces affrontements qui ont duré toute la nuit et jusque tôt le matin, ont ajouté ces sources. Depuis près de deux mois, l'Irak, deuxième producteur de l'Opep, est en proie à son premier mouvement de contestation spontané depuis la chute en 2003 du dictateur Saddam Hussein dans la foulée de l'invasion américaine. Et à sa crise sociale la plus meurtrière avec près de 350 morts, en grande majorité des manifestants. Les protestataires réclament une refonte du système politique et un renouvellement complet d'une classe dirigeante qu'ils jugent corrompue et incompétente et s'en prennent également au grand voisin iranien qu'ils accusent de tirer les ficelles chez eux. Dimanche, une nouvelle fois, c'est une annonce gouvernementale qui a suscité ce regain de mobilisation: le ministère de l'Éducation avait décrété que ce premier jour de la semaine en Irak, devait marquer la fin de près d'un mois sans école dans de nombreuses villes du sud. Mais à l'heure de l'ouverture, dimanche matin à Nassiriya, aucune école n'avait ouvert, a constaté un correspondant de l'AFP. En outre, la plupart des administrations publiques étaient bloquées par des piquets de grève de manifestants qui depuis plusieurs semaines placardent sur les portes et les murs d'enceinte des bâtiments officiels des affiches proclamant: "Fermé sur ordre du peuple". En outre, la ville, foyer historique de révolte en Irak à 300 kilomètres au sud de Bagdad, était coupée en deux: les manifestants brûlaient des pneus sur les cinq ponts enjambant l'Euphrate qui la traverse, a rapporté un correspondant de l'AFP. (Belga)