Le chef de l'Etat a appelé à l'unité pour soutenir son programme de réformes, alors que depuis le 17 octobre le Liban est secoué par un soulèvement inédit ayant mobilisé des centaines de milliers de manifestants, qui crient leur ras-le-bol face à une classe politique jugée corrompue et incompétente et une économie au bord du gouffre. Dimanche soir la place des Martyrs, au coeur de Beyrouth, était noire de monde. Les manifestants ont afflué par milliers avec leurs drapeaux et leurs pancartes rivalisant d'inventivité, a constaté une correspondante de l'AFP. "Révolution ! ", scandait un manifestant, salué par les vivats et les sifflements de la foule qui reprend en choeur les principaux slogans du mouvement. Des rassemblements ont également eu lieu dans les deux grandes villes côtières du sud, Tyr, majoritairement chiite, et Saïda, majoritairement sunnite, d'après l'agence d'information libanaise. Pendant près de deux semaines le Liban est resté quasi-paralysé. Mais le pays a retrouvé ces derniers jours un semblant de normalité avec la réouverture des banques et des écoles. (Belga)