Définir le cadre qui doit permettre à l'avenir de faire rentrer les différentes technologies ou énergies dans une case précise n'a pas été une mince affaire. Entre les Etats membres, les débats ont été rudes, notamment sur la question du gaz et du nucléaire. La France, entre autres pro-nucléaires notoires, avait bloqué un compromis la semaine dernière. Le cadre sur lequel se sont finalement accordés les Etats membres et les négociateurs du Parlement n'exclura ni le nucléaire ni le gaz de la taxonomie verte. En revanche, il a été imaginé de telle sorte que "ces deux énergies ne pourront en aucun cas être incluses dans la catégorie des investissements dits 'purement verts'", indiquait lundi soir l'eurodéputé français Pascal Canfin (Renew), l'un des négociateurs pour le Parlement. L'accord dégagé ces derniers jours dessine les grandes lignes de la future taxonomie, établissant comme bases le principe de neutralité technologique (pas de discrimination entre technologies mais des critères scientifiques précis) et celui du principe "do not significant harm". Ce dernier signifie que l'on veillera à mettre en avant des technologies qui participent aux objectifs environnementaux sans avoir de conséquence néfaste significative par ailleurs (pensons par exemple à une énergie qui n'émettrait pas de CO2 mais dont la production nuit à la biodiversité). Les critères eux-mêmes, qu'il s'agisse d'une quantité de CO2 émise par kwH ou autre, vont être définis avec précision sur base de ce cadre dans les prochains mois. Entre-temps, l'accord passera mercredi en Coreper - instance qui rassemble les représentations permanentes des Etats membres - avant de retourner vers le Parlement. (Belga)

Définir le cadre qui doit permettre à l'avenir de faire rentrer les différentes technologies ou énergies dans une case précise n'a pas été une mince affaire. Entre les Etats membres, les débats ont été rudes, notamment sur la question du gaz et du nucléaire. La France, entre autres pro-nucléaires notoires, avait bloqué un compromis la semaine dernière. Le cadre sur lequel se sont finalement accordés les Etats membres et les négociateurs du Parlement n'exclura ni le nucléaire ni le gaz de la taxonomie verte. En revanche, il a été imaginé de telle sorte que "ces deux énergies ne pourront en aucun cas être incluses dans la catégorie des investissements dits 'purement verts'", indiquait lundi soir l'eurodéputé français Pascal Canfin (Renew), l'un des négociateurs pour le Parlement. L'accord dégagé ces derniers jours dessine les grandes lignes de la future taxonomie, établissant comme bases le principe de neutralité technologique (pas de discrimination entre technologies mais des critères scientifiques précis) et celui du principe "do not significant harm". Ce dernier signifie que l'on veillera à mettre en avant des technologies qui participent aux objectifs environnementaux sans avoir de conséquence néfaste significative par ailleurs (pensons par exemple à une énergie qui n'émettrait pas de CO2 mais dont la production nuit à la biodiversité). Les critères eux-mêmes, qu'il s'agisse d'une quantité de CO2 émise par kwH ou autre, vont être définis avec précision sur base de ce cadre dans les prochains mois. Entre-temps, l'accord passera mercredi en Coreper - instance qui rassemble les représentations permanentes des Etats membres - avant de retourner vers le Parlement. (Belga)