"Nous ne pensons pas qu'une déclaration publique en ce moment contribuera à la désescalade", a déclaré lors de cette session à huis clos l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, selon ses propos rapportés à l'AFP par un diplomate. Selon plusieurs autres sources diplomatiques, les trois pays à l'origine de la réunion et de la mobilisation de l'ONU depuis plus d'une semaine, la Chine, la Tunisie et la Norvège, n'avaient pas partagé à l'avance avec leurs partenaires du Conseil un projet de nouvelle déclaration à adopter pour cette nouvelle réunion. Depuis le 10 mai, les Etats-Unis ont déjà refusé trois projets de texte appelant à la fin des violences rédigés par ces trois pays. La nouvelle session a duré moins d'une heure et n'a pas bénéficié comme les précédentes d'une présentation des derniers événements par l'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Tor Wennesland, retenu par un autre engagement. "En ce qui concerne l'action future du Conseil de sécurité, nous devons évaluer si une action ou une déclaration donnée fera progresser les perspectives de mettre fin à la violence", a réaffirmé l'ambassadrice américaine. "Notre objectif a été et continuera d'être un engagement diplomatique intensif pour mettre fin à cette violence", a aussi dit Linda Thomas-Greenfield, en rejetant les critiques portées par ses partenaires au Conseil sur le blocage américain et l'inaction de l'instance chargée de la paix dans le monde. La représentante américaine, qui a rang de ministre, a affirmé que depuis le début de la crise, l'administration démocrate avait eu "environ 60 entretiens téléphoniques de haut niveau menés par des responsables américains, incluant le président Joe Biden". Dans une déclaration publiée après la réunion, son homologue irlandaise, Geraldine Byrne Nason, a déploré que le Conseil de sécurité n'ait toujours pas pu s'exprimer d'une seule voix. "Le conflit fait rage, ce qui a un impact humanitaire extrêmement dévastateur. Le Conseil de sécurité n'a pas encore prononcé un seul mot publiquement. Les membres du Conseil ont une responsabilité collective pour la paix et la sécurité internationales. Il est grand temps que le Conseil intervienne, brise son silence et s'exprime", a-t-elle souligné dans sa déclaration. (Belga)

"Nous ne pensons pas qu'une déclaration publique en ce moment contribuera à la désescalade", a déclaré lors de cette session à huis clos l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, selon ses propos rapportés à l'AFP par un diplomate. Selon plusieurs autres sources diplomatiques, les trois pays à l'origine de la réunion et de la mobilisation de l'ONU depuis plus d'une semaine, la Chine, la Tunisie et la Norvège, n'avaient pas partagé à l'avance avec leurs partenaires du Conseil un projet de nouvelle déclaration à adopter pour cette nouvelle réunion. Depuis le 10 mai, les Etats-Unis ont déjà refusé trois projets de texte appelant à la fin des violences rédigés par ces trois pays. La nouvelle session a duré moins d'une heure et n'a pas bénéficié comme les précédentes d'une présentation des derniers événements par l'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Tor Wennesland, retenu par un autre engagement. "En ce qui concerne l'action future du Conseil de sécurité, nous devons évaluer si une action ou une déclaration donnée fera progresser les perspectives de mettre fin à la violence", a réaffirmé l'ambassadrice américaine. "Notre objectif a été et continuera d'être un engagement diplomatique intensif pour mettre fin à cette violence", a aussi dit Linda Thomas-Greenfield, en rejetant les critiques portées par ses partenaires au Conseil sur le blocage américain et l'inaction de l'instance chargée de la paix dans le monde. La représentante américaine, qui a rang de ministre, a affirmé que depuis le début de la crise, l'administration démocrate avait eu "environ 60 entretiens téléphoniques de haut niveau menés par des responsables américains, incluant le président Joe Biden". Dans une déclaration publiée après la réunion, son homologue irlandaise, Geraldine Byrne Nason, a déploré que le Conseil de sécurité n'ait toujours pas pu s'exprimer d'une seule voix. "Le conflit fait rage, ce qui a un impact humanitaire extrêmement dévastateur. Le Conseil de sécurité n'a pas encore prononcé un seul mot publiquement. Les membres du Conseil ont une responsabilité collective pour la paix et la sécurité internationales. Il est grand temps que le Conseil intervienne, brise son silence et s'exprime", a-t-elle souligné dans sa déclaration. (Belga)