Falastine Abou Arar, âgée de 37 ans et enceinte, et sa fillette de 14 mois, Saba Abou Arar, ont été tuées dans une frappe israélienne alors qu'elle se trouvaient au domicile familial, à l'est de la ville de Gaza, a indiqué le ministère de la Santé relevant du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza. L'armée israélienne a visé plus d'une centaine de cibles au cours de raids aériens dans l'enclave après le tir samedi de plus de 250 roquettes contre son territoire depuis la bande de Gaza. Un des porte-parole de l'armée israélienne s'exprimant en arabe sur Twitter a remis en cause la version des faits palestinienne et suggéré que la mort de la mère et de son bébé étaient peut-être le résultat d'un tir palestinien, sans donner davantage de détails. "Selon certaines indications, le bébé et sa mère sont morts à la suite des activités terroristes de saboteurs palestiniens, et pas dans une frappe israélienne", a écrit Avichay Adraee. Il a ajouté que les photographies du jour "montraient clairement le lancement de roquettes depuis des zones peuplées." Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'armée pour les médias internationaux Jonathan Conricus n'a pas donné plus de précisions. L'armée avait auparavant indiqué prendre pour cible dans la bande de Gaza uniquement des sites militaires. Deux autres Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes samedi, selon le ministère gazaoui de la Santé, portant le bilan à quatre morts. Du côté israélien, une femme de 80 ans a été grièvement blessée dans un tir de roquette sur Kyriat Gat, à une vingtaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza, selon la police. Un homme de 50 ans a également été blessé par des éclats de roquette dans la ville d'Ashkélon. bs-az-jod-mjs-dms/am (Belga)