Les SDF détiennent plus de 10.000 djihadistes dont 8.000 venus d'Irak et de Syrie et 2.000 étrangers venus de plus de 50 pays, y compris plusieurs centaines d'Européens, a indiqué le représentant spécial américain pour la Syrie James Jeffrey, au cours d'une conférence de presse. A ces djihadistes s'ajoutent 70.000 femmes et enfants des jihadistes, dont 10.000 associés aux 2.000 étrangers, a-t-il précisé. Ces djihadistes n'ont pas renoncé à leur idéologie et "nous avons tous pour obligation de les empêcher de revenir sur le champ de bataille", a rappelé le coordinateur du contreterrorisme au département d'Etat américain, Nathan Sales. "La manière la plus efficace pour cela, c'est que leur pays d'origine rapatrie ses citoyens et les juge pour les crimes qu'ils ont commis". M. Sales a révélé que les Etats-Unis avaient déjà rapatrié et inculpé cinq djihadistes -- quatre hommes et une femme --, dont l'un a déjà été condamné. "Nous voudrions voir plus de pays d'Europe occidentale en faire de même", a-t-il ajouté. "Personne ne devrait s'attendre à ce que les Etats-Unis règlent le problème pour eux". Les Européens rechignent à rapatrier les djihadistes de l'EI, dans un contexte de forte hostilité de l'opinion et craignant une radicalisation encore plus importante au sein de leurs prisons. (Belga)