Par ailleurs, huit civils ont été tués dans des bombardements du pouvoir de Bachar al-Assad et de Moscou dans divers secteurs de la région, dont une personne morte lors des raids qui ont visé un des hôpitaux, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les bombardements à Idleb et dans les territoires insurgés adjacents, notamment de la province de Hama, ont gagné en intensité ces derniers mois. Dimanche, un hôpital de la localité de Kafranbel et un autre hôpital souterrain aux abords de la localité voisine de Hass ont été touchés par des raids à Idleb. Un correspondant de l'AFP a filmé les deux établissements touchés par les frappes destructrices. Les raids ont été imputés à Moscou par l'OSDH, qui en détermine les auteurs à partir du type d'avion utilisé, du lieu de la frappe, des plans de vol et des munitions utilisées. Un troisième hôpital, installé dans des grottes de la localité de Kafr Zeita, dans le nord de la province de Hama, a été visé par les frappes russes, selon l'OSDH, qui n'était pas en mesure d'évaluer l'étendue des dégâts. Les autorités sanitaires locales ont assuré que l'établissement était hors-service, mais l'AFP ne pouvait pas vérifier l'information de manière indépendante. La province d'Idleb est contrôlée par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), qui ont renforcé en début d'année leur emprise sur le territoire. Avec le regain de violence depuis février, près de 140.000 personnes ont été déplacées par les combats dans la région, selon l'ONU. (Belga)