"Plus de 80.000 frères et soeurs d'Idleb, qui fuient les bombardements, ont commencé à se diriger vers les frontières de notre pays", a affirmé dimanche à Istanbul le président turc. La Turquie "n'assumera pas seule" la charge de ces réfugiés, a ensuite mis en garde M. Erdogan, d'après lequel "tous les pays européens, la Grèce en particulier, sentiront l'impact négatif". Environ 3,7 millions de réfugiés syriens se trouvent en Turquie, a souligné le dirigeant. "Il est inévitable de voir des scènes similaires à celles d'avant [l'accord du 18 mars 2016]", a-t-il poursuivi, en référence à l'accord entre Ankara et l'Union européenne pour freiner l'arrivée de migrants sur le sol européen. En échange, la Turquie reçoit une aide financière de l'Union européenne. Mais Recep Tayyip Erdogan estime cette aide insuffisante et il a récemment averti qu'il "ouvrirait les portes" de l'Europe aux réfugiés syriens. La province d'Idleb, dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), est pilonnée par l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe. Depuis début décembre, les violences ont provoqué le déplacement de 72.000 civils, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme. (Belga)

"Plus de 80.000 frères et soeurs d'Idleb, qui fuient les bombardements, ont commencé à se diriger vers les frontières de notre pays", a affirmé dimanche à Istanbul le président turc. La Turquie "n'assumera pas seule" la charge de ces réfugiés, a ensuite mis en garde M. Erdogan, d'après lequel "tous les pays européens, la Grèce en particulier, sentiront l'impact négatif". Environ 3,7 millions de réfugiés syriens se trouvent en Turquie, a souligné le dirigeant. "Il est inévitable de voir des scènes similaires à celles d'avant [l'accord du 18 mars 2016]", a-t-il poursuivi, en référence à l'accord entre Ankara et l'Union européenne pour freiner l'arrivée de migrants sur le sol européen. En échange, la Turquie reçoit une aide financière de l'Union européenne. Mais Recep Tayyip Erdogan estime cette aide insuffisante et il a récemment averti qu'il "ouvrirait les portes" de l'Europe aux réfugiés syriens. La province d'Idleb, dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), est pilonnée par l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe. Depuis début décembre, les violences ont provoqué le déplacement de 72.000 civils, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme. (Belga)