Cette demande de Tokyo intervient après le rejet de deux projets de résolution concurrents, américain et russe, sur le devenir du groupe JIM, composé d'experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques). Les deux projets visaient à prolonger d'un an le mandat de ces experts, dont le mandat actuel s'achève vendredi soir, selon des diplomates (et non jeudi comme indiqué jusqu'à présent). Mais lors d'une session houleuse du Conseil de sécurité, projet américain et projet russe ont tous deux abouti à un échec. La Russie a d'abord mis son veto (le dixième concernant la Syrie) au texte américain, approuvé par 11 pays et qui a fait l'objet de 2 votes contre (Russie et Bolivie) et de 2 abstentions (Chine et Egypte). Lors d'un deuxième scrutin, le projet russe a été rejeté, recueillant 4 votes pour, 7 contre et 4 abstentions. Il fallait une majorité de 9 voix pour faire adopter le texte, sans veto d'un membre permanent. Face au blocage, certains diplomates ont avancé l'idée d'une prolongation technique, ce qui pourrait aider Washington et Moscou à trouver un terrain d'entente. "Ce n'est pas la fin de l'histoire aujourd'hui", a assuré le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi. Tout au long de l'après-midi, les échanges au sein du Conseil ont été acrimonieux, agrémentés d'accusations de "triche", "trahison", "malhonnêteté". Le représentant égyptien a déploré "un show médiatique", son homologue bolivien qualifiant la séance d'"inhabituelle". "La Russie a tué le mécanisme d'enquête qui avait un soutien général dans ce Conseil", a lancé l'ambassadrice américaine, Nikki Haley. "Le message est clair: la Russie accepte le recours aux armes chimiques en Syrie!" Le JIM présente "des lacunes fondamentales", avec le recueil de témoignages douteux, des approximations dans le travail d'enquête, a rétorqué l'ambassadeur russe, Vassily Nebenzia. Le texte russe réclamait une révision en profondeur de la mission du JIM et un gel de son dernier rapport impliquant le régime de Bachar al-Assad dans une attaque au gaz sarin en avril, alors que la Russie est le principal allié du régime syrien sur la scène internationale. Washington, soutenu par les Européens, réclamait des sanctions contre les responsables d'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Juste avant les votes, Donald Trump était sorti de son silence sur le sujet. "Il faut que l'ensemble du Conseil de sécurité de l'ONU vote pour renouveler" le mandat du JIM et "faire en sorte que le régime d'Assad ne puisse jamais plus commettre des meurtres de masse avec des armes chimiques", a-t-il tweeté. (Belga)

Cette demande de Tokyo intervient après le rejet de deux projets de résolution concurrents, américain et russe, sur le devenir du groupe JIM, composé d'experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques). Les deux projets visaient à prolonger d'un an le mandat de ces experts, dont le mandat actuel s'achève vendredi soir, selon des diplomates (et non jeudi comme indiqué jusqu'à présent). Mais lors d'une session houleuse du Conseil de sécurité, projet américain et projet russe ont tous deux abouti à un échec. La Russie a d'abord mis son veto (le dixième concernant la Syrie) au texte américain, approuvé par 11 pays et qui a fait l'objet de 2 votes contre (Russie et Bolivie) et de 2 abstentions (Chine et Egypte). Lors d'un deuxième scrutin, le projet russe a été rejeté, recueillant 4 votes pour, 7 contre et 4 abstentions. Il fallait une majorité de 9 voix pour faire adopter le texte, sans veto d'un membre permanent. Face au blocage, certains diplomates ont avancé l'idée d'une prolongation technique, ce qui pourrait aider Washington et Moscou à trouver un terrain d'entente. "Ce n'est pas la fin de l'histoire aujourd'hui", a assuré le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi. Tout au long de l'après-midi, les échanges au sein du Conseil ont été acrimonieux, agrémentés d'accusations de "triche", "trahison", "malhonnêteté". Le représentant égyptien a déploré "un show médiatique", son homologue bolivien qualifiant la séance d'"inhabituelle". "La Russie a tué le mécanisme d'enquête qui avait un soutien général dans ce Conseil", a lancé l'ambassadrice américaine, Nikki Haley. "Le message est clair: la Russie accepte le recours aux armes chimiques en Syrie!" Le JIM présente "des lacunes fondamentales", avec le recueil de témoignages douteux, des approximations dans le travail d'enquête, a rétorqué l'ambassadeur russe, Vassily Nebenzia. Le texte russe réclamait une révision en profondeur de la mission du JIM et un gel de son dernier rapport impliquant le régime de Bachar al-Assad dans une attaque au gaz sarin en avril, alors que la Russie est le principal allié du régime syrien sur la scène internationale. Washington, soutenu par les Européens, réclamait des sanctions contre les responsables d'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Juste avant les votes, Donald Trump était sorti de son silence sur le sujet. "Il faut que l'ensemble du Conseil de sécurité de l'ONU vote pour renouveler" le mandat du JIM et "faire en sorte que le régime d'Assad ne puisse jamais plus commettre des meurtres de masse avec des armes chimiques", a-t-il tweeté. (Belga)