L'attaque à Khan Cheikhoun le 4 avril, petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d'Idleb, a fait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La visite des experts de l'ONU sur la base d'Al-Chaayrate (centre) est intervenue alors qu'ils doivent remettre le 26 octobre un rapport qui pourrait impliquer le régime syrien dans l'attaque de Khan Cheikhoun. Quatre experts se sont rendus sur la base, ont parlé à des personnels militaires, vérifié des plans de vols "mais ils n'ont pas pris d'échantillons", a déploré lors d'une réunion à l'ONU un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhail Ulianov. "Une enquête sérieuse est simplement impossible sans échantillons", a-t-il dit, parlant d'une "situation scandaleuse". Selon M. Ulianov, responsable de la non-prolifération au ministère russe des Affaires étrangères, le sarin retrouvé à Khan Cheikhoun est venu de l'explosion d'un obus au sol et non d'une attaque aérienne syrienne. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont accusé les forces du président syrien Bachar al-Assad d'avoir mené une attaque aérienne le 4 avril sur ce village depuis la base d'Al-Chaayrate. Lors de la réunion de l'ONU, M. Ulianov a brandi des photos d'enfants aux pupilles dilatées, assurant qu'ils avaient été drogués et objets de manipulations. Le gouvernement syrien a démenti toute implication dans l'attaque. Le service des experts de l'ONU s'est refusé à tout commentaire sur les déclarations russes de vendredi. Leur mandat vient à échéance en novembre et Mikhail Ulianov a indiqué que son pays, principal soutien de Damas, verrait à l'aune du rapport des experts s'il est "justifié de prolonger" leur mission. (Belga)

L'attaque à Khan Cheikhoun le 4 avril, petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d'Idleb, a fait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La visite des experts de l'ONU sur la base d'Al-Chaayrate (centre) est intervenue alors qu'ils doivent remettre le 26 octobre un rapport qui pourrait impliquer le régime syrien dans l'attaque de Khan Cheikhoun. Quatre experts se sont rendus sur la base, ont parlé à des personnels militaires, vérifié des plans de vols "mais ils n'ont pas pris d'échantillons", a déploré lors d'une réunion à l'ONU un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhail Ulianov. "Une enquête sérieuse est simplement impossible sans échantillons", a-t-il dit, parlant d'une "situation scandaleuse". Selon M. Ulianov, responsable de la non-prolifération au ministère russe des Affaires étrangères, le sarin retrouvé à Khan Cheikhoun est venu de l'explosion d'un obus au sol et non d'une attaque aérienne syrienne. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont accusé les forces du président syrien Bachar al-Assad d'avoir mené une attaque aérienne le 4 avril sur ce village depuis la base d'Al-Chaayrate. Lors de la réunion de l'ONU, M. Ulianov a brandi des photos d'enfants aux pupilles dilatées, assurant qu'ils avaient été drogués et objets de manipulations. Le gouvernement syrien a démenti toute implication dans l'attaque. Le service des experts de l'ONU s'est refusé à tout commentaire sur les déclarations russes de vendredi. Leur mandat vient à échéance en novembre et Mikhail Ulianov a indiqué que son pays, principal soutien de Damas, verrait à l'aune du rapport des experts s'il est "justifié de prolonger" leur mission. (Belga)