Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, convoquée en urgence à la demande des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, l'ambassadrice américaine Kelly Craft a fait part de son horreur devant l'évolution de la situation. "L'administration Trump condamne, dans les termes les plus fermes, le régime Assad, l'Iran, le Hezbollah et l'offensive militaire barbare et injustifiée de la Russie", a-t-elle dit. Plusieurs pays, notamment européens, ont aussi appelé "à faire taire les armes à Idleb", pour reprendre l'expression de l'ambassadeur français Nicolas de Rivière. "Idleb devient de plus en plus synonyme de carnage", ont renchéri dans une déclaration conjointe ses homologues belge et allemand, Marc Pecsteen de Buytswerve et Christoph Heusgen. "Je pense que le pire cauchemar à Idleb est en train de se produire", a abondé l'ambassadrice britannique, Karen Pierce. Les forces du régime syrien, aidées de son allié russe, ont encore progressé dans une ville clé de la province d'Idleb à la faveur d'une offensive destructrice contre cette région du nord-ouest du pays en guerre, où 17 civils dont des enfants ont péri jeudi. Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock a annoncé lors de la réunion le déblocage de 30 millions de dollars pour augmenter la fourniture d'abris et d'autres aides essentielles pour les milliers de civils pris au piège dans une "catastrophe humanitaire" dans le nord-ouest de la Syrie. "Il y a un besoin urgent d'accès continu et immédiat sans entrave à la population civile", a confirmé Geir Pedersen, émissaire de l'ONU pour la Syrie. Revenant sur les affrontements inédits en début de semaine entre les armées syrienne et turque, l'ambassadeur turc à l'ONU Feridun Sinirlioglu a averti que "toute agression militaire visant des soldats turcs sera punie sévèrement". "La Turquie ne retirera pas ses forces et n'abandonnera aucun de ses postes d'observation", a-t-il dit. Majid Takht Ravanchi, son homologue iranien, a affirmé de son côté que "l'Iran était prêt à fournir ses bons offices pour contribuer à une solution politique entre la Turquie et la Syrie à propos de la situation à Idleb". Il a précisé que M. Pedersen était attendu samedi à Téhéran "pour discuter de différents sujets liés à la Syrie, incluant le travail du Comité constitutionnel" chargé de modifier la Constitution et d'ouvrir la voie à un règlement au conflit qui a débuté en 2011. (Belga)

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, convoquée en urgence à la demande des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, l'ambassadrice américaine Kelly Craft a fait part de son horreur devant l'évolution de la situation. "L'administration Trump condamne, dans les termes les plus fermes, le régime Assad, l'Iran, le Hezbollah et l'offensive militaire barbare et injustifiée de la Russie", a-t-elle dit. Plusieurs pays, notamment européens, ont aussi appelé "à faire taire les armes à Idleb", pour reprendre l'expression de l'ambassadeur français Nicolas de Rivière. "Idleb devient de plus en plus synonyme de carnage", ont renchéri dans une déclaration conjointe ses homologues belge et allemand, Marc Pecsteen de Buytswerve et Christoph Heusgen. "Je pense que le pire cauchemar à Idleb est en train de se produire", a abondé l'ambassadrice britannique, Karen Pierce. Les forces du régime syrien, aidées de son allié russe, ont encore progressé dans une ville clé de la province d'Idleb à la faveur d'une offensive destructrice contre cette région du nord-ouest du pays en guerre, où 17 civils dont des enfants ont péri jeudi. Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock a annoncé lors de la réunion le déblocage de 30 millions de dollars pour augmenter la fourniture d'abris et d'autres aides essentielles pour les milliers de civils pris au piège dans une "catastrophe humanitaire" dans le nord-ouest de la Syrie. "Il y a un besoin urgent d'accès continu et immédiat sans entrave à la population civile", a confirmé Geir Pedersen, émissaire de l'ONU pour la Syrie. Revenant sur les affrontements inédits en début de semaine entre les armées syrienne et turque, l'ambassadeur turc à l'ONU Feridun Sinirlioglu a averti que "toute agression militaire visant des soldats turcs sera punie sévèrement". "La Turquie ne retirera pas ses forces et n'abandonnera aucun de ses postes d'observation", a-t-il dit. Majid Takht Ravanchi, son homologue iranien, a affirmé de son côté que "l'Iran était prêt à fournir ses bons offices pour contribuer à une solution politique entre la Turquie et la Syrie à propos de la situation à Idleb". Il a précisé que M. Pedersen était attendu samedi à Téhéran "pour discuter de différents sujets liés à la Syrie, incluant le travail du Comité constitutionnel" chargé de modifier la Constitution et d'ouvrir la voie à un règlement au conflit qui a débuté en 2011. (Belga)