"Nous avons déjà dit que nous frapperons les YPG s'ils ne se retirent pas" de Minbej, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu en se référant aux Unités de protection du peuple (YPG, autonomistes kurdes) qui font partie des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis. Un tel retrait doit intervenir "le plus rapidement possible", a ajouté M. Cavusoglu dans des déclarations à la presse à Ankara. Les FDS, dominées par les milices kurdes, avaient pris le contrôle de Minbej en août 2016, peu avant le lancement d'une offensive turque dans le nord de la Syrie destinée à en chasser le groupe djihadiste Etat islamique (EI) mais aussi les miliciens kurdes qu'Ankara considère comme une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux. Mais les Etats-Unis appuient, au grand dam d'Ankara, ces milices kurdes qu'ils considèrent comme une force locale efficace pour combattre l'EI. "Nous ne voulons pas que notre allié américain continue à coopérer avec des organisations terroristes qui nous prennent pour cible", a encore dit M. Cavusoglu. Le chef militaire de la coalition contre les djihadistes, le général américain Stephen Townsend, avait indiqué mercredi que des Kurdes syriens participeraient à l'assaut pour reprendre à l'EI son bastion syrien de Raqa. Dans une apparente réaction à ces propos, M. Cavusoglu a estimé qu'une participation des YPG à une offensive contre Raqa reviendrait à "mettre en péril l'avenir de la Syrie". Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait répété mardi qu'Ankara voulait participer à l'opération visant à chasser l'EI de Raqa, mais sans que les milices kurdes syriennes n'y soient impliquées. (Belga)

"Nous avons déjà dit que nous frapperons les YPG s'ils ne se retirent pas" de Minbej, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu en se référant aux Unités de protection du peuple (YPG, autonomistes kurdes) qui font partie des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis. Un tel retrait doit intervenir "le plus rapidement possible", a ajouté M. Cavusoglu dans des déclarations à la presse à Ankara. Les FDS, dominées par les milices kurdes, avaient pris le contrôle de Minbej en août 2016, peu avant le lancement d'une offensive turque dans le nord de la Syrie destinée à en chasser le groupe djihadiste Etat islamique (EI) mais aussi les miliciens kurdes qu'Ankara considère comme une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux. Mais les Etats-Unis appuient, au grand dam d'Ankara, ces milices kurdes qu'ils considèrent comme une force locale efficace pour combattre l'EI. "Nous ne voulons pas que notre allié américain continue à coopérer avec des organisations terroristes qui nous prennent pour cible", a encore dit M. Cavusoglu. Le chef militaire de la coalition contre les djihadistes, le général américain Stephen Townsend, avait indiqué mercredi que des Kurdes syriens participeraient à l'assaut pour reprendre à l'EI son bastion syrien de Raqa. Dans une apparente réaction à ces propos, M. Cavusoglu a estimé qu'une participation des YPG à une offensive contre Raqa reviendrait à "mettre en péril l'avenir de la Syrie". Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait répété mardi qu'Ankara voulait participer à l'opération visant à chasser l'EI de Raqa, mais sans que les milices kurdes syriennes n'y soient impliquées. (Belga)