Le Parlement turc avait renouvelé mardi pour deux ans l'autorisation donnée au gouvernement de conduire des opérations militaires "transfrontalières" en Irak et en Syrie, contre le groupe djihadiste Etat islamique et toute organisation considérée par Ankara comme "terroriste". Le mandat en cours, régulièrement renouvelé depuis 2013, expire samedi. "La Syrie dénonce vivement la décision du Parlement turc (...), la politique du chef du régime turc constitue désormais une menace pour la paix et la sécurité de la région", a affirmé une source du ministère syrien des Affaires étrangères. La source, citée par l'agence officielle Sana, a stigmatisé la poursuite "des agressions militaires" de la Turquie sur le territoire syrien, "en violation des résolutions de l'ONU". L'armée turque est déployée depuis 2016 dans le nord-ouest de la Syrie autour d'Afrine et dans la région d'Idleb, une des dernières poches échappant au contrôle de Damas. Ankara a lancé, avec l'aide de supplétifs syriens, trois opérations d'envergure ces dernières années (2016-2017, en 2018 et en octobre 2019) le long de sa frontière, côté syrien, où vivent de nombreux Kurdes. L'objectif est notamment d'y repousser le groupe Etat islamique (EI) et les combattants des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, considérée par Ankara comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cette organisation kurde mène une guérilla depuis 1984 contre Ankara, qui la qualifie de "terroriste". Si les Etats-Unis considèrent aussi le PKK comme une organisation terroriste, ils n'en soutiennent pas moins des milices kurdes qui y sont liées en Syrie dans le cadre de la lutte contre l'EI. (Belga)

Le Parlement turc avait renouvelé mardi pour deux ans l'autorisation donnée au gouvernement de conduire des opérations militaires "transfrontalières" en Irak et en Syrie, contre le groupe djihadiste Etat islamique et toute organisation considérée par Ankara comme "terroriste". Le mandat en cours, régulièrement renouvelé depuis 2013, expire samedi. "La Syrie dénonce vivement la décision du Parlement turc (...), la politique du chef du régime turc constitue désormais une menace pour la paix et la sécurité de la région", a affirmé une source du ministère syrien des Affaires étrangères. La source, citée par l'agence officielle Sana, a stigmatisé la poursuite "des agressions militaires" de la Turquie sur le territoire syrien, "en violation des résolutions de l'ONU". L'armée turque est déployée depuis 2016 dans le nord-ouest de la Syrie autour d'Afrine et dans la région d'Idleb, une des dernières poches échappant au contrôle de Damas. Ankara a lancé, avec l'aide de supplétifs syriens, trois opérations d'envergure ces dernières années (2016-2017, en 2018 et en octobre 2019) le long de sa frontière, côté syrien, où vivent de nombreux Kurdes. L'objectif est notamment d'y repousser le groupe Etat islamique (EI) et les combattants des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, considérée par Ankara comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cette organisation kurde mène une guérilla depuis 1984 contre Ankara, qui la qualifie de "terroriste". Si les Etats-Unis considèrent aussi le PKK comme une organisation terroriste, ils n'en soutiennent pas moins des milices kurdes qui y sont liées en Syrie dans le cadre de la lutte contre l'EI. (Belga)