La résolution japonaise avait été approuvée par 12 pays, sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Outre la Russie, la Bolivie a voté contre. La Chine s'est abstenue. "La Russie nous fait perdre notre temps", a réagi, furieuse, l'ambassadrice américaine Nikki Haley, accusant Moscou de ne pas vouloir "trouver un terrain d'entente" avec ses partenaires du Conseil de sécurité. Vendredi matin, lors de consultations à huis clos, l'ambassadeur russe adjoint Vladimir Safronkov avait annoncé que Moscou "n'accepterait pas le projet de texte japonais", selon un diplomate présent à la réunion. Le Japon proposait un renouvellement technique d'un mois du mandat du JIM, le temps de permettre aux Russes et aux Américains de s'accorder sur l'avenir de ce groupe qu'ils ont créé en 2015. Le responsable russe de la non-prolifération au ministère des Affaires étrangères, Mikhail Ulyanov, avait précisé depuis Moscou qu'un tel renouvellement technique est inutile selon lui: "Nous pouvons discuter et si cela devient productif, alors, dans un temps pas trop lointain, le Conseil de sécurité pourra prendre une décision pour prolonger les activités du JIM", avait-il dit, cité par l'agence de presse RIA Novosti. "Aucune raison actuellement de se précipiter". "La France est atterrée", a affirmé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, en dénonçant un "veto particulièrement grave lourd de conséquences pour la lutte contre les armes chimiques". "Si le JIM n'est pas renouvelé avant minuit (06H00 HB samedi), il est dissous", a-t-il déploré. Depuis que les experts du JIM ont mis en cause le régime syrien dans l'utilisation d'armes chimiques sur son propre sol, la Russie ne cesse de dénoncer les conditions d'enquête de ce groupe, accusé d'être sous la coupe des Américains. (Belga)

La résolution japonaise avait été approuvée par 12 pays, sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Outre la Russie, la Bolivie a voté contre. La Chine s'est abstenue. "La Russie nous fait perdre notre temps", a réagi, furieuse, l'ambassadrice américaine Nikki Haley, accusant Moscou de ne pas vouloir "trouver un terrain d'entente" avec ses partenaires du Conseil de sécurité. Vendredi matin, lors de consultations à huis clos, l'ambassadeur russe adjoint Vladimir Safronkov avait annoncé que Moscou "n'accepterait pas le projet de texte japonais", selon un diplomate présent à la réunion. Le Japon proposait un renouvellement technique d'un mois du mandat du JIM, le temps de permettre aux Russes et aux Américains de s'accorder sur l'avenir de ce groupe qu'ils ont créé en 2015. Le responsable russe de la non-prolifération au ministère des Affaires étrangères, Mikhail Ulyanov, avait précisé depuis Moscou qu'un tel renouvellement technique est inutile selon lui: "Nous pouvons discuter et si cela devient productif, alors, dans un temps pas trop lointain, le Conseil de sécurité pourra prendre une décision pour prolonger les activités du JIM", avait-il dit, cité par l'agence de presse RIA Novosti. "Aucune raison actuellement de se précipiter". "La France est atterrée", a affirmé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, en dénonçant un "veto particulièrement grave lourd de conséquences pour la lutte contre les armes chimiques". "Si le JIM n'est pas renouvelé avant minuit (06H00 HB samedi), il est dissous", a-t-il déploré. Depuis que les experts du JIM ont mis en cause le régime syrien dans l'utilisation d'armes chimiques sur son propre sol, la Russie ne cesse de dénoncer les conditions d'enquête de ce groupe, accusé d'être sous la coupe des Américains. (Belga)