La composition de la force qui sera amenée à reprendre la capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique est un sujet de contentieux au sein de la coalition. La Turquie ne veut pas voir les milices kurdes YPG participer à cette offensive, car elle considère les YPG comme un groupe terroriste. Or les milices YPG sont le fer de lance des Forces démocratiques syriennes (FDS), la force soutenue par la coalition qui a lancé l'automne dernier l'offensive contre Raqa. Pour tenter de convaincre Ankara de donner son feu vert, les Etats-Unis ont multiplié les efforts pour muscler la composante arabe des FDS. "En ce moment même, 75% de la force qui est en train d'isoler Raqa est arabe syrienne", a souligné mercredi le colonel John Dorrian, un porte-parole militaire de la coalition qui s'exprimait en vidéo-conférence depuis Bagdad. Le porte-parole a souligné qu'il était normal que des Kurdes participent à l'offensive finale sur Raqa, puisque la ville majoritairement arabe a aussi une composante kurde. "Nous nous pensons qu'il y aura des Kurdes impliqués à un niveau ou à un autre", a-t-il dit. "Nous voulons que la composition démographique de la force qui libérera la ville reflète les habitants de la ville", a-t-il souligné. La coalition "est ouverte à une participation des Turcs aux opérations contre l'EI dans le nord de la Syrie", a-t-il par ailleurs indiqué. Mais "nous ne sommes pas parvenus à un accord sur ce que leur rôle sera, ou s'il y en aura un", a-t-il ajouté. Les FDS ont lancé début novembre leur offensive sur Raqa. Avec le soutien aérien de la coalition, elles sont parvenues à couper les principaux axes de communication de la ville avec l'extérieur, et se trouvent désormais près de la ville. La coalition estime que de 3.000 à 4.000 djihadistes sont retranchés dans cette ville de 300.000 habitants, et s'attend à des combats très difficile pour la reprendre. Les Etats-Unis viennent de déployer une batterie d'artillerie des Marines en Syrie pour soutenir cette offensive. (Belga)

La composition de la force qui sera amenée à reprendre la capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique est un sujet de contentieux au sein de la coalition. La Turquie ne veut pas voir les milices kurdes YPG participer à cette offensive, car elle considère les YPG comme un groupe terroriste. Or les milices YPG sont le fer de lance des Forces démocratiques syriennes (FDS), la force soutenue par la coalition qui a lancé l'automne dernier l'offensive contre Raqa. Pour tenter de convaincre Ankara de donner son feu vert, les Etats-Unis ont multiplié les efforts pour muscler la composante arabe des FDS. "En ce moment même, 75% de la force qui est en train d'isoler Raqa est arabe syrienne", a souligné mercredi le colonel John Dorrian, un porte-parole militaire de la coalition qui s'exprimait en vidéo-conférence depuis Bagdad. Le porte-parole a souligné qu'il était normal que des Kurdes participent à l'offensive finale sur Raqa, puisque la ville majoritairement arabe a aussi une composante kurde. "Nous nous pensons qu'il y aura des Kurdes impliqués à un niveau ou à un autre", a-t-il dit. "Nous voulons que la composition démographique de la force qui libérera la ville reflète les habitants de la ville", a-t-il souligné. La coalition "est ouverte à une participation des Turcs aux opérations contre l'EI dans le nord de la Syrie", a-t-il par ailleurs indiqué. Mais "nous ne sommes pas parvenus à un accord sur ce que leur rôle sera, ou s'il y en aura un", a-t-il ajouté. Les FDS ont lancé début novembre leur offensive sur Raqa. Avec le soutien aérien de la coalition, elles sont parvenues à couper les principaux axes de communication de la ville avec l'extérieur, et se trouvent désormais près de la ville. La coalition estime que de 3.000 à 4.000 djihadistes sont retranchés dans cette ville de 300.000 habitants, et s'attend à des combats très difficile pour la reprendre. Les Etats-Unis viennent de déployer une batterie d'artillerie des Marines en Syrie pour soutenir cette offensive. (Belga)