"Le Haut comité des négociations (HCN) refuse à ce stade d'ajouter la question du terrorisme à l'agenda des discussions", censées aborder les points politiques et institutionnels pour un règlement du conflit, a déclaré le chef de la délégation, Yehya Kodmani. Il s'exprimait après une rencontre sans précédent de l'opposition syrienne avec un haut responsable russe, le ministre adjoint des Affaires étrangères Guenadi Gatilov. "Nous avons eu une discussion constructive. Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons avancer vers un règlement politique de la crise syrienne", a déclaré M. Gatilov, cité par l'agence russe RIA-Novosti. "Bien sûr, nous aimerions voir des pourparlers directs entre la délégation du régime syrien et une délégation unifiée de l'opposition. Mais cela n'est pas possible maintenant", a-t-il ajouté. L'ONU a relancé jeudi dernier le processus de négociations entre Damas et l'opposition, après trois tentatives avortées en 2016, pour tenter d'amorcer un règlement politique du conflit. L'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, souhaitait des discussions directes entre les deux belligérants, basées sur les thèmes contenus dans la résolution 2254 de l'ONU, feuille de route internationale pour un règlement du conflit: gouvernance, constitution et élections. Mais le régime de Damas a réclamé que la question du terrorisme figure à l'ordre du jour des discussions, après un attentat sanglant samedi contre les services de renseignement syriens à Homs, revendiqué par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. M. Gatilov, dont le pays est un allié indéfectible de Damas, avait appuyé mardi cette demande, tout en indiquant que le régime était prêt à aborder également les autres questions. Selon l'agence syrienne SANA, citant une source proche du régime, M. De Mistura a accepté que l'agenda des discussions porte sur quatre thèmes: gouvernance, constitution, élections et terrorisme. "Le régime continue d'utiliser des tactiques et manoeuvres dilatoires pour éviter le coeur du sujet", avait accusé mercredi dans la journée le chef des négociateurs du HCN, Nasr al-Hariri, après avoir rencontré M. de Mistura. Mais il s'était dit "encouragé" par "la pression russe" sur Damas pour aborder les questions politiques. La guerre en Syrie, qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés, va entrer le 15 mars dans sa septième année. (Belga)

"Le Haut comité des négociations (HCN) refuse à ce stade d'ajouter la question du terrorisme à l'agenda des discussions", censées aborder les points politiques et institutionnels pour un règlement du conflit, a déclaré le chef de la délégation, Yehya Kodmani. Il s'exprimait après une rencontre sans précédent de l'opposition syrienne avec un haut responsable russe, le ministre adjoint des Affaires étrangères Guenadi Gatilov. "Nous avons eu une discussion constructive. Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons avancer vers un règlement politique de la crise syrienne", a déclaré M. Gatilov, cité par l'agence russe RIA-Novosti. "Bien sûr, nous aimerions voir des pourparlers directs entre la délégation du régime syrien et une délégation unifiée de l'opposition. Mais cela n'est pas possible maintenant", a-t-il ajouté. L'ONU a relancé jeudi dernier le processus de négociations entre Damas et l'opposition, après trois tentatives avortées en 2016, pour tenter d'amorcer un règlement politique du conflit. L'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, souhaitait des discussions directes entre les deux belligérants, basées sur les thèmes contenus dans la résolution 2254 de l'ONU, feuille de route internationale pour un règlement du conflit: gouvernance, constitution et élections. Mais le régime de Damas a réclamé que la question du terrorisme figure à l'ordre du jour des discussions, après un attentat sanglant samedi contre les services de renseignement syriens à Homs, revendiqué par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. M. Gatilov, dont le pays est un allié indéfectible de Damas, avait appuyé mardi cette demande, tout en indiquant que le régime était prêt à aborder également les autres questions. Selon l'agence syrienne SANA, citant une source proche du régime, M. De Mistura a accepté que l'agenda des discussions porte sur quatre thèmes: gouvernance, constitution, élections et terrorisme. "Le régime continue d'utiliser des tactiques et manoeuvres dilatoires pour éviter le coeur du sujet", avait accusé mercredi dans la journée le chef des négociateurs du HCN, Nasr al-Hariri, après avoir rencontré M. de Mistura. Mais il s'était dit "encouragé" par "la pression russe" sur Damas pour aborder les questions politiques. La guerre en Syrie, qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés, va entrer le 15 mars dans sa septième année. (Belga)